Cellectis s’appuie sur le FSI pour mener à bien ses projets de croissance

Le spécialiste de l’ingénierie du génome va lever 50 millions d’euros pour financer le rachat du suédois Cellartis valorisé près de 34 millions
Yves-Marc Le Reour

Spécialisé dans l’ingénierie du génome, Cellectis se donne les moyens de ses ambitions. La société va en effet racheter pour 33,8 millions d’euros le suédois Cellartis, leader européen des outils de R&D in vitro dérivés des cellules souches. «Les actionnaires de Cellartis recevront 16,4 millions d’euros en numéraire et 1,93 million d’actions Cellectis», précise le communiqué, en ajoutant que la valorisation de la cible est établie sur la base d’un cours de 9 euros pour l’action Cellectis, à comparer à un cours de clôture de 6 euros hier, en hausse de 7%. Bien que Cellartis soit «faiblement déficitaire», ce rachat devrait faire gagner à la société française 3 à 4 ans dans ses programmes de développement liés aux cellules souches, avec un effet relutif «au-delà de 2012», indique le directeur financier de Cellectis Marc Le Bozec.

Pour financer la part en numéraire de cette acquisition et accélérer l’expansion de ses activités, Cellectis va lever 50 millions d’euros à parts égales auprès du Fonds stratégique d’investissement (FSI) et de l’industriel Pierre Bastid, qui disposeront de représentants à son conseil d’administration. Cette opération prendra la forme d’une augmentation de capital réservée au prix du marché (avec un maximum de 9 euros par action) si le cours de Cellectis est au moins égal à 8 euros, ou d’obligations remboursables en actions (ORA) s’il est inférieur à ce plancher. Emises à un prix de 8 euros avec un coupon maximum de 5%, ces ORA seront remboursées avant leur échéance de 3 ans si l’action dépasse 8 euros.

Une porte-parole de Cellectis interrogée par L’Agefi a précisé que la participation de chacun des deux nouveaux actionnaires serait comprise «entre 14 et 15%» du capital en fonction des modalités définitives de la levée de fonds. Le FSI et Pierre Bastid se sont engagés à conserver leurs titres pendant deux ans, tandis que les deux dirigeants fondateurs de Cellectis, André Choulika et David Sourdive, les garderont quatre ans. Les actionnaires actuels recevront par ailleurs des bons de souscription d’actions à titre gratuit pour compenser la dilution liée à l’entrée de nouveaux investisseurs. Une assemblée générale des actionnaires de Cellectis devrait se tenir avant la fin du mois d’octobre pour approuver l’ensemble de ces opérations.

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