Cegedim envisage des cessions d’actifs pour régler son problème de surendettement
Cegedim prend en main la question de son surendettement. Le groupe spécialisé dans les logiciels et les services pour les professionnels de la santé a renégocié les covenants liés à son crédit bancaire.
Cet ajustement ne vise pas à compenser une dégradation de l’activité au second semestre 2012. La direction indique toujours prévoir une légère croissance du chiffre d’affaires et de l’Ebitda. Elle affirme même pouvoir atteindre un ratio de dette nette sur Ebitda de 3 à fin décembre 2012, en dessous de la nouvelle borne haute fixée avec les banques à 3,6.
La renégociation vise à regagner une marge de manœuvre de 20% sur ce covenant afin de permettre un relèvement de la note de crédit, estiment les analystes crédit d’Autel BGC. S&P avait dégradé mi-août la note de Cegedim de B+ à B «avec mise sous surveillance négative pour une période de 3 mois».
L’assouplissement des covenants est assorti de contraintes relativement fortes. Le spread sur la dette bancaire senior (180 millions d’euros) a été relevé de 150 points de base et celui sur le crédit revolving (80 millions) de 125 pb. Ensuite, Cegedim s’est engagé à ne pas verser de dividende tant que le ratio dette nette sur Ebtida est supérieur à 2,5. «Il est désormais fortement probable que Cegedim ne verse rien en 2013 et 2014», selon Aurel BGC. Enfin, le groupe ne pourra pas procéder à des acquisitions de plus de 5 millions d’euros si le ratio de leverage est supérieur à 3, et de plus de 25 millions s’il se situe entre 2 et 3.
Pour retrouver une réelle marge de manœuvre, les analystes de CM-CIC sont «convaincus que le groupe mettra en œuvre au plus tard dans les 12 mois, les deux autres volets de son plan, qu’il s’agisse de cessions d’actifs ou d’arbitrages en matière d’investissement».
La direction reconnaît qu’elle pourrait vendre ses activités Cegelease (100 millions d’euros de chiffre d’affaires et 20% de marge d’Ebitda) et RNP (25 millions d’euros de chiffre d’affaires et 20% de marge) pour environ une fois le chiffre d’affaires soit un montant de l’ordre de 125 millions d’euros. Des acheteurs potentiels auraient déjà été identifiés.
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