Capgemini se prépare au remboursement de ses obligations convertibles en janvier 2012
Capgemini a pris les devants. Alors que le cours de Bourse de la société de services informatiques s’élevait hier à 27,72 euros, il est probable que les porteurs d’obligations convertibles ou échangeables en actions nouvelles ou existantes (Oceane) demandent en janvier 2012 le remboursement de leurs titres arrivés à échéance. Emises en 2005, et représentant une création potentielle de nouvelles actions de 7,6% par rapport au capital actuel, ces Oceane sont remboursables au prix de 41,90 euros, soit un montant total de 495 millions d’euros si elles venaient toutes à être remboursées. Pour faire face à cette dépense, Capgemini a mis en place une ligne de crédit de 500 millions d’euros. Celle-ci s’ajoute à une ligne d’un milliard d’euros, existante, mais encore non tirée.
Les termes de ce nouveau crédit ne sont pas communiqués. Nicolas Dufourcq, le directeur financier de Capgemini, a précisé néanmoins qu’elle «sera refinancée, lorsque les conditions seront jugées satisfaisantes, par une opération de marché». Une émission d’obligations classiques sera privilégiée plutôt que des obligations convertibles. Selon Bloomberg, Capgemini aurait confié à BNP Paribas, HSBC, JPMorgan et Société Générale le soin d’organiser des réunions avec des investisseurs en vue de préparer l’émission. Les présentations pourraient débuter le 14 novembre.
La direction de Capgemini devrait insister auprès des investisseurs sur la capacité de résistance de la société. Malgré les turbulences des marchés financiers et le ralentissement économique, elle a assuré hier ne pas avoir enregistré pour le moment de coupes brutales dans les budgets de ses clients, tout en faisant état d’une visibilité faible pour les trimestres à venir. «Aujourd’hui, nous sommes toujours dans un marché qui tient», a souligné le directeur général Paul Hermelin. Le groupe a d’ailleurs réaffirmé sa prévision d’une croissance de 9 à 10% de son chiffre d’affaires sur 2011, dont au moins 5% à données comparables. Il a par ailleurs dit viser une amélioration d’au moins 0,5 point de sa marge opérationnelle, ce qui était attendu par le marché, le groupe ayant prévenu dès la fin du mois de juillet que le haut de la fourchette communiquée en début d’année, à savoir une progression comprise entre un demi-point et un point, serait difficile à atteindre.
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