BT règle le déficit de son fonds de pension pour faciliter le financement du rachat d’EE
Les négociations exclusives menées avec Orange et Deutsche Telekom pour le rachat d’EE avancent bien. «Nous sommes proches de la fin» du processus de due dilligence, a indiqué vendredi Gavin Patterson, le directeur général de BT qui compte ainsi revenir sur le marché de la téléphonie mobile britannique 14 années après l’avoir quitté. Le dirigeant de l’opérateur de télécoms britannique n’a pas souhaité préciser quand le rachat définitif pourrait être signé.
En attendant, et afin de préparer le financement d’une acquisition de 12,5 milliards de livres sterling (16,6 milliards d’euros), dont une partie sera payée en actions, BT a réglé la question lancinante du déficit de son fonds de pension. A la fin juin 2014, il s’élevait à 7 milliards de livres contre 3,9 milliards trois ans auparavant, lors du précédent audit. Les actifs du BT Pension Scheme ont bien progressé de 3,3 milliards de livres en trois ans, mais dans le même temps la chute des taux d’intérêt a gonflé le montant des engagements à 47,2 milliards contre 40,8 milliards en juin 2011. Le fonds compte 300.000 pensionnaires.
L’accord conclu avec le fonds prévoit le versement de 1,5 milliard de livres en 2015, bien plus que les 655 millions initialement prévus. 800 à 900 millions de livres de livres seront versés en mars et le solde en avril. Le groupe puisera pour cela dans ses 2,8 milliards de trésorerie disponible. Par la suite, les versements annuels tomberont à 250 millions en 2016 et 2017, avant de remonter autour de 700 millions par an. La charge devrait être normalement couverte par la génération de free cash-flows annuelle. Celle-ci s’est élevée à 908 millions en 2014. Le plan de comblement du déficit prévoit des versements jusqu’en 2030, cinq années de plus que prévu auparavant. Un prochain audit de valorisation du fonds est prévu en 2017.
L’an dernier, BT avait transféré une partie du risque de longévité de son fonds de pension en signant un accord de réassurance avec Prudential Insurance Company of America. Un quart de l’exposition, soit 16 milliards de livres d’engagements, avaient ainsi été couverts. Le groupe avait pour cela créé sa propre société d’assurance, avant que celle-ci se réassure auprès de Prudential Insurance.
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