Bruxelles juge illégale la fiscalité néerlandaise de Starbucks
L’accord fiscal entre Starbucks et les Pays-Bas pourrait constituer une aide d’Etat illégale car il permet au groupe américain, leader mondial des chaînes de café, de payer un impôt sur les sociétés calculé sur une assiette réduite, a déclaré vendredi la Commission européenne. «La conclusion préliminaire de la Commission est que l’accord de fixation sur les prix de transferts en faveur de Starbucks Manufacturing EMEA BV constitue une aide d’Etat (...) La Commission nourrit des doutes sur la compatibilité d’une telle aide avec le marché intérieur», écrit Bruxelles. Cet avis est le fruit d’une enquête ouverte en juin par l’exécutif européen pour déterminer si la stratégie fiscale de Starbucks ne constitue pas une aide d’Etat déguisée en lui permettant de déterminer à l’avance avec les autorités néerlandaises les conditions de l’imposition de sa filiale Starbucks Manufacturing EMEA BV. Dans une lettre adressée à son Parlement, le ministre néerlandais des Finances a assuré que le système fiscal employé par Starbucks respecte les standards internationaux et ne constitue pas une aide d’Etat.
La Commission a ouvert quatre enquêtes sur des accords de ce type, qui portent sur les conditions auxquelles une multinationale peut répartir les bénéfices entre ses filiales dans différents pays dans le but de réduire ses impôts. Les trois autres entreprises concernées sont le géant américain du commerce en ligne Amazon, le constructeur automobile italien Fiat et le fabricant de smartphones, tablettes et ordinateurs Apple. Outre les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Irlande, Malte, la Belgique, Chypre et Gibraltar sont aussi dans le viseur du régulateur européen de la concurrence pour leurs politiques fiscales.
Plus d'articles du même thème
-
Dans l’immobilier, le syndrome «not in my back yard» peut générer de la valeur
Les oppositions locales, illustrées par le syndrome du «pas chez moi», freinent l'offre immobilière mais favorisent la hausse des loyers des biens déjà existants. -
PARTENARIATPrivate equity européen : une opportunité à considérer de près
Le lower mid-market européen attire par sa complexité et ses valorisations. Le co-investissement en facilite l’accès. -
Nanobiotix profite de données encourageantes dans le mélanome avancé
Les résultats sont tirés d'une étude de phase 1 concernant son traitement expérimental JNJ-1900.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
IdentitésPrésidentielle : l'anomie et ses boucs émissaires
Dans Le Suicide (1897), Durkheim décrit une société où les désirs, faute de limites, deviennent insatiables, et où chacun souffre de ce qu'il appelle le « mal de l'infini » -
La Fabrique de l'OpinionShahin Vallée : « La France a besoin d'une nouvelle règle budgétaire transpartisane »
Face aux inquiétudes sur la situation financière de la France et au spectre d'une paralysie politique en 2027, l'économiste plaide pour une règle constitutionnelle fondée sur la dépense, plus crédible et plus neutre que celle du RN. -
Quoi de Neuf dans l’actualité Lifestyle du 26 octobre ?
Marin Montagut et Arthus Bertrand signent une collection de médailles porte-bonheur, ALL Accor revoit son programme de fidélité, Swatch fête les quinze ans de sa résidence d’artistes à Shanghai… La rédaction vous livre un florilège des dernières actualités lifestyle.