Bpifrance engrange 584 millions d’euros de son allègement partiel dans Orange
La bonne performance du titre Orange en 2014 a incité l’Etat à réduire sa participation dans l’ex-opérateur télécoms historique via Bpifrance. Au prix unitaire de 11,60 euros, la vente par Bpifrance Participations d’environ 50 millions d’actions Orange, soit 1,9% du capital, a généré un produit de cession qui s’élève à «environ 584 millions d’euros», a indiqué hier la banque publique d’investissement dans un communiqué succinct. Celle-ci ne fournit pas de précision sur la plus-value enregistrée grâce à ce placement. Lors de sa création en 2012, la banque avait hérité de la participation dans Orange émanant du Fonds stratégique d’investissement (FSI) mis en place fin 2008. Ce dernier avait lui-même bénéficié en juillet 2009 d’un apport de titres effectué par l’Etat français.
L’opération, qui a pris la forme d’un placement privé accéléré dirigé par Goldman Sachs et BNP Paribas, a été réalisée auprès d’investisseurs institutionnels, y compris des investisseurs nord-américains. Malgré un repli de 4,1% du titre Orange hier en clôture après ce placement, l’action reste en hausse de 27% depuis le début de l’année, ce qui contraste avec sa sous-performance chronique au cours des cinq dernières années. Cette prise de bénéfices semble justifiée si l’on en croit les analystes de Berenberg, qui saluent «les efforts d’économies» d’Orange mais notent également «un manque de catalyseurs à court terme» sur le titre. Bpifrance s’est engagée à ne céder aucun autre titre de l’opérateur télécoms «pour une durée de 180 jours», soit environ 6 mois.
Ce désengagement partiel «s’inscrit dans le cadre d’une gestion plus active des participations de Bpifrance», commente un porte-parole de la banque publique, interrogé par L’Agefi. Le produit de l’opération «servira au financement des entreprises comme le prévoit la mission de Bpifrance». L’affectation finale des fonds ainsi récoltés n’obéira par ailleurs à aucune destination spécifique prédéterminée. A l’issue de cette opération, la participation totale de l’Etat français dans Orange s’élèvera à 25,05% du capital, dont 13,45% toujours détenu via l’Agence des participations de l’Etat (APE). La précédente cession de titres par le gouvernement dans Orange, à l’époque France Telecom, s’était traduite en juin 2007 par un produit net de cession de 2,63 milliards d’euros pour 5% du capital.
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