Bpifrance cède 43% de sa participation dans l’équipementier Valeo
Bpifrance Participations prend des bénéfices sur sa participation dans Valeo, héritée de l’ancien Fonds stratégique d’investissement (FSI). La banque publique d’investissement a en effet décidé de céder sous forme de placement privé 2,5% du capital de l’équipementier automobile, correspondant à environ 2 millions d’actions.
Sur la base de la capitalisation de 8,04 milliards d’euros de Valeo à la clôture de mardi, cette cession représente 201 millions d’euros, alors que le FSI avait investi 24 millions d’euros dans l’entreprise en 2009.
Ce désengagement partiel semble d’autant plus logique que l’action, qui s’est encore appréciée de 0,85% hier pour atteindre 101,2 euros, a gagné plus de 26% depuis le début de cette année.
A l’issue de cette opération, Bpifrance Participations détiendra environ 3,3% du capital et 3,2% des droits de vote de Valeo. En outre, à compter du 21 avril 2014, elle bénéficiera de droits de vote double lui permettant de représenter plus de 5% des droits de vote de l’équipementier automobile. La banque indique néanmoins que cette opération n’entraînera aucun changement dans sa représentation au conseil d’administration de Valeo.
«Je suis reconnaissant à Bpifrance Participations d’être entré à notre capital, à un moment clef de la vie de Valeo, au cœur de la crise de 2009, quand Valeo était menacé, après une décennie difficile, par des pertes importantes et un actionnariat très fragile», a commenté Jacques Aschenbroich, directeur général de l’équipementier automobile. La banque publique, qui a pour mission d’accompagner les entreprises, «de l’amorçage jusqu’à la cotation en Bourse, du crédit aux fonds propres», entend investir 12 milliards d’euros d’ici 2017 dans des entreprises françaises.
Le directeur général de Valeo relève également que cette cession de titres «intervient à un moment où Valeo a retrouvé le chemin de la croissance et de la rentabilité, comme le démontrent, encore une fois nos bons résultats financiers de 2013». Outre une progression de son activité supérieure à celle du marché attendue pour 2014, le groupe a considérablement assainie sa structure de bilan.
Il disposait au 31 décembre dernier d’une liquidité globale de 2,6 milliards d’euros, dont 1,5 milliard de trésorerie et 1,1 milliard de lignes de crédit non tirées. Il est donc en mesure, comme l’indique Jacques Aschenbroich, «d’affronter l’avenir avec confiance et sérénité».
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