Bouygues affiche sa confiance pour l’avenir de sa division télécoms
Une rentrée prometteuse pour Bouygues. Fort de résultats supérieurs aux attentes du consensus au deuxième trimestre, de l’amélioration de la santé financière de sa filiale télécoms et du dynamisme des activités de construction à l’international, le conglomérat industriel a rebondi de 4,96% hier à 33,10 euros en Bourse.
Le marché a surtout apprécié que le groupe relève les perspectives de Bouygues Telecom. D’une part, l’Ebitda de la division devrait atteindre environ 750 millions d’euros, soit une hausse de 8%, alors que le groupe tablait avant l’été sur une stabilité. D’autre part, l’objectif de 300 millions d’euros d’économies en 2016 par rapport à fin 2013, sera «largement dépassé», assure Bouygues. En revanche, la mise en œuvre du partage de réseau avec Numericable-SFR devrait entrainer 200 millions d’euros de charges non courantes au niveau du résultat opérationnel 2015 (déjà près de 55 millions ont été pris en compte au premier semestre).
Au deuxième trimestre, Bouygues Telecom a gagné 160.000 clients pour son parc mobile à 11,4 millions, et 78.000 pour parc fixe à 2,6 millions. Le groupe détient 14% du marché mobile, mais 27% du segment 4G avec 4,1 millions de clients. Bouygues a expliqué hier être en avance sur son objectif de gain de 1 million de clients mobiles supplémentaires d’ici 2017. Le revenu moyen par abonné et par mois est resté stable en séquentiel au deuxième trimestre à 22,90 euros dans le mobile et a progressé de 28,60 à 29,30 euros dans le fixe. Des niveaux qui restent inférieurs à ceux de 2014. D’ailleurs, Bouygues Telecom affichait une perte nette de 66 millions d’euros au premier semestre, alors qu’il était bénéficiaire un an plus tôt. Toutefois, l’Ebitda a progressé de 7% à 323 millions, pour un chiffre d’affaires en recul de 1% à 2,1 milliards.
«Nous sommes dans une stratégie de croissance rentable pour Bouygues Telecom, et nous voyons les premiers résultats», a expliqué hier Martin Bouygues, PDG du groupe. Après avoir rejeté en juin dernier l’offre de 10 milliards d’euros de Patrick Drahi, patron de Numericable-SFR, Martin Bouygues se sent «assez confortable dans la situation actuelle», jugeant que «tout le monde devra s’habituer à un marché français de la téléphonie avec quatre opérateurs».
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