Borealis et le fonds du Koweit ne parviennent pas à emporter l’adhésion de Severn Trent
La dernière proposition à 21,25 livres par action avait été refusée par le conseil d’administration de Severn Trent. Qu’à cela ne tienne, le consortium Longriver qui tente depuis la mi-mai de mettre la main sur le distributeur d’eau britannique a de nouveau relevé le prix de son offre, à 22 livres par action, soit un total de 5,3 milliards de livres pour le capital de la société (6,2 milliards d’euros), dividende de 45,51 pence inclus.
Avec la dette, la valeur d’entreprise dépasse 9,3 milliards de livres. Cela représente une prime de 34% par rapport à la moyenne des six derniers mois à la Bourse de Londres. C’est la quatrième fois que les candidats au rachat relèvent leur offre. Leur approche initiale, dont le prix n’a pas été officialisé, tournait autour de 20 livres. Le consortium est conseillé par Deutsche Bank, Severn Trent par Rothschild et Citigroup.
A ce niveau de 22 livres par action, le consortium Longriver, composé du canadien Borealis Infrastructure, du fonds souverain Kuwait Investment Office et du fonds de pension britannique Universities Superannuation Scheme, pouvait espérer emporter l’accord du conseil de Severn Trent. Peine perdue... Le conseil a rejeté vendredi soir cette nouvelle proposition. Le prix est pourtant proche des estimations hautes des analystes. Il offre une prime de près de 35% par rapport à la valeur de sa base d’actifs régulés 2013, au-dessus de la moyenne de 30% constatée lors des nombreux rachats de sociétés d’eau en Grande-Bretagne ces dix dernières années.
L’offre est également assez proche de la valeur de l’actif net réévalué de la dette, un critère jugé plus fiable par les analystes grâce à l’actualisation de la valeur de la dette du groupe, composée en partie d’obligations indexées sur l’inflation. En vertu de la réglementation britannique en matière d’OPA, le consortium a jusqu'à demain mardi pour déposer une offre formelle ou renoncer définitivement.
Les sociétés de distribution d’eau britanniques sont régulièrement courtisées. Plus d’une vingtaine d’opérations a été recensée ces dix dernières années. Le modèle régulé du secteur offre une grande visibilité de génération de cash flows, qui plus est indexés sur l’inflation. Les prix font l’objet d’une renégociation tous les cinq ans avec le régulateur britannique Ofwat. La prochaine période quinquennale débutera en 2015 avec une publication fin 2014 des nouveaux tarifs.
Plus d'articles du même thème
-
L'Europe est sous la menace du rebond des prix du gaz
Alors que la Chine a commencé à reconstituer ses stocks de gaz et que ceux de l'Europe sont au plus bas, les conditions sont réunies pour pousser les prix à la hausse en l'absence d'accalmie dans le Golfe. -
Icade a limité la casse sur ses revenus au deuxième trimestre
Le groupe immobilier a enregistré au premier semestre des revenus consolidés en baisse de 4,7% sur un an, mais ce repli est toutefois moins marqué qu'au premier trimestre. -
Airbus compte presque doubler son résultat opérationnel à horizon 2029
Le groupe a annoncé s'attendre à un résultat opérationnel compris entre 12 et 13 milliards d’euros pour 2029 contre 7,5 milliards d’euros attendus cette année.
ETF à la Une
La Corée du Sud suspend la cotation des ETF à effet de levier
- Les créanciers d’Altice International contre-attaquent
- L'Europe se prépare à alléger les exigences en capital de ses banques
- Axa sort du capital d’Ardian au profit des Assurances du Crédit Mutuel et de Wafra
- Le secteur du luxe amorce une reprise au deuxième trimestre
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
Contenu de nos partenaires
-
UltimatumMonique Barbut va présenter sa démission à Emmanuel Macron
La ministre de la Transition écologique a annoncé mardi soir, devant plusieurs médias dont l'Opinion, qu'elle présenterait sa démission au chef de l'Etat. En cause : le refus du gouvernement de revenir sur la réintroduction encadrée de l'acétamipride dans la loi agricole -
RemaniementSNCF : Jean Castex impose sa marque en remaniant la direction de SNCF Voyageurs
Le patron du groupe ferroviaire souhaite « impulser une nouvelle dynamique » chez sa filiale. En interne, Jean Castex défend une autre conception de la décentralisation des activités de sa filiale -
Bras de ferGuerre en Ukraine : les anciens contre les modernes
Le départ du ministre de la Défense Mikhaïlo Fedorov, en conflit sur des choix stratégiques avec le commandant en chef des armées Olexandr Syrsky, a provoqué des manifestations d’ampleur