Bolloré va déployer un service de voitures électriques à Londres
Bolloré pousse ses pions outre-Manche. Hier, à l’occasion d’une conférence de presse à Londres, le groupe a détaillé ses projets de développement de voitures électriques dans la capitale britannique. Au travers de sa division IER, dans le giron de Blue Solutions, le groupe industriel avait remporté en décembre dernier le contrat de gestion et de développement de Source London, le système électrique de Londres, pour assurer à partir de juin le développement du réseau de bornes de recharge électrique de la capitale.
Le groupe a l’intention de mettre à jour les 1.400 bornes de recharge actuellement dans le réseau, puis d’en ajouter 1.500 nouvelles d’ici à début 2015, en vue d’arriver à un total de 6.000 bornes en 2018. Au-delà de ce projet, Vincent Bolloré a également fait part de son intention de développer un service de voitures électriques en partage en utilisant ses propres véhicules «Blue Car», reflétant ainsi l’expérience Autolib’ présente à Paris, Lyon, Bordeaux mais aussi à Indianapolis en mai prochain.
«Jusqu’à présent, la voiture électrique était l’apanage de happy few et notre intention est de proposer des voitures électriques populaires et pas chères susceptibles de régler le problème de la pollution» a expliqué Vincent Bolloré. Le groupe, qui a signé un accord en septembre dernier avec le fabricant Renault pour la production de véhicules électriques, s’est dit ouvert à la signature de partenariats avec d’autres constructeurs automobiles dans ce segment d’activités.
Selon Vincent Bolloré, «les premières Blue Cars sont attendues à Londres au cours des douze prochains mois». 100 voitures devraient initialement investir la capitale, avec à terme un objectif de 3.000. L’investissement total sur Londres est équivalent à 100 millions de livres, avec des coûts annuels estimés à 60 millions de livres.
«Nos opérations à Paris seront rentables en novembre cette année après trois ans et demi» a expliqué Vincent Bolloré, «Londres prendra sans doute un peu plus de temps, c’est pourquoi nous nous fixons une rentabilité sur six ans en espérant y parvenir avant». Le patron du groupe espère répliquer le succès des Autolib’s à Paris, qui enregistrent quelque 12.000 réservations par jour.
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