Bolloré solde l’aventure Aegis
Le groupe Bolloré a fait savoir ce matin qu’il avait accepté la proposition du japonais Dentsu de lui céder sa participation financière de 26,4% au capital du groupe de communication britannique Aegis. A raison de 240 pence offerts par action, le groupe français devrait recevoir en trois étapes au total 915 millions d’euros, engrangeant une plus-value comptable voisine de 450 millions d’euros.
14,99% du capital d’Aegis sont cédés aujourd’hui même pour 535 millions d’euros. 5% le seront dans les deux mois sous réserve de l’accord des autorités de régulation, Bolloré cédant le solde de sa participation (6,4%) dans le cadre de l’offre lancée par le prétendant nippon.
Ce dernier a en effet annoncé ce matin une offre amicale sur la totalité du capital d’Aegis, à raison également de 240 pence par titre, soit un total de 3,16 milliards de livres représentant une prime de 48% sur le cours de clôture d’Aegis hier en Bourse de Londres. Les membres du conseil d’administration d’Aegis ont été conseillés par Greenhill et JPMorgan Cazenove.
Bolloré rappelle dans son communiqué ce matin que «c’est en 2005 et 2006 que Bolloré, étant devenu l’actionnaire de référence d’Havas, avait pris concomitamment une importante position financière dans Aegis, dernier grand groupe de communication indépendant dans le monde». Le groupe français ajoute qu’«après avoir contesté la capacité du management d’Aegis de l’époque, le Groupe Bolloré avait ensuite salué l’arrivée de John Napier et de Jerry Buhlmann en 2008. Depuis, le Groupe Bolloré n’a pas cessé de supporter l’action remarquable de ce nouveau management qui a su notamment céder Synovate dans d’excellentes conditions et développer considérablement Aegis à l’international». «Pendant ce temps, Havas s’étant également parfaitement développé en ramenant à zéro son endettement, Bolloré a jugé que la participation dans Aegis n’était plus stratégique et a annoncé l’avoir comptabilisée en juillet 2010 en simple participation financière», précise Bolloré.
Plus d'articles du même thème
-
Spirit Airlines a fini par succomber à la hausse du prix du kérosène
L’échec d’un ultime plan de sauvetage proposé par l’administration Trump a entraîné la cessation immédiate et définitive des activités de la compagnie américaine à bas coût. -
Le panel de L’Agefi voit les taux de plus en plus élevés
Les prévisionnistes interrogés par L’Agefi ont relevé leurs prévisions de taux à 10 ans pour toutes les géographies dans six mois, mais pas toutes dans des proportions importantes. Ils annulent également a priori la perspective d’une baisse de taux de la Fed avant fin octobre. Et remontent un peu leurs espoirs pour le yen. -
Les grandes banques espagnoles maintiennent le cap malgré la guerre au Moyen-Orient
La vitalité de l'économie du pays et la diversification des modèles soutiennent la trajectoire des principaux acteurs bancaires.
ETF à la Une
Schroders lance un ETF actif sur les actions américaines en Europe
- Un nouveau vent de fronde souffle sur les certificats d’investissement du Crédit Agricole
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
- La banque de détail porte les résultats du Crédit Agricole au premier trimestre
- La Société Générale affiche un résultat net trimestriel de 1,7 milliard d'euros
Contenu de nos partenaires
-
MultirécidivistePrésidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon à l’assaut du second tour, pour la quatrième fois
Dimanche, au 20 heures de TF1, Jean-Luc Mélenchon devait officialiser sa quatrième candidature à la présidentielle. Un départ anticipé, devenu sa marque de fabrique, avec en ligne de mire ce duel de second tour, sans cesse prophétisé mais jamais concrétisé, face au RN -
Matignon, on a un problèmeCroissance nulle : le crash budgétaire menace
Avant même l'impact de la guerre au Moyen-Orient, la croissance a calé au premier trimestre. La (mauvaise) nouvelle a surpris Bercy. Les hypothèses du gouvernement sont déjà hors d'atteinte. La pression monte sur le Premier ministre -
EditorialCarburants : TotalEnergies, plus responsable que toute la classe politique
Dans un concert d'impostures, TotalEnergies maintient le plafonnement de ses prix, alerte sur une possible crise de l'approvisionnement, prépare l'avenir en consacrant un tiers de ses investissements aux énergies bas carbone, s'affirme comme un acteur clé de la souveraineté énergétique française