Boeing rassure sur les conséquences financières des problèmes techniques du 787

Le groupe n’attend pas d’effet significatif sur ses comptes 2013. Il bénéficie d’un carnet de commandes record à fin décembre 2012
Olivier Pinaud
Nommé 2

Jim McNerney, le directeur général de Boeing, ne le cache pas: «En premier lieu en 2013, nous devons résoudre le problème des batteries du 787 et permettre à nos clients de remettre en service ces appareils en toute sécurité». Depuis le 16 janvier dernier, les 50 Dreamliner déjà en circulation dans le monde sont cloués au sol afin de déterminer l’origine des différents incidents ayant affecté le système électrique de plusieurs appareils. Les enquêtes se poursuivent. Ni Boeing, ni l’administration américaine de l’aviation civile ne sont en mesure de se prononcer sur la durée des interdictions de vols.

Mais hier, à l’occasion de l’annonce de résultats 2012 légèrement meilleurs que prévu, la direction de Boeing s’est voulue confiante. Elle a assuré que les incidents sur le 787 n’auraient pas d’effets négatifs notables sur les comptes 2013, un signe peut-être que le groupe s’estime en mesure de corriger sans trop de surcoût les éventuels défauts de batteries. Hier, Jim McNerney a indiqué que les ingénieurs commencent à cerner avec plus de précision l’origine des incidents. Selon les analystes, même un remplacement de l’intégralité des batteries n’entraînerait pas de charges trop importantes.

De même, malgré l’enquête, le fabricant d’avions n’a pas ralenti les cadences de production, à raison de cinq Dreamliner par mois. Seules les livraisons ont été arrêtées, ce qui risque de gonfler les stocks du groupe si la mesure d’interdiction de vols venait à se prolonger. Compte tenu du prix catalogue de l’appareil, estimé à 207 millions de dollars, une suspension d’un mois des livraisons augmenterait de plus d’un milliard d’euros les stocks de Boeing, sans tenir compte des éventuels prépaiements acquittés par les clients.

Ces conséquences pourraient être absorbées par les autres modèles d’avions. Boeing affiche à fin décembre un carnet de commandes record, évalué à plus de 319 milliards de dollars avec plus de 4.400 avions, dont 800 Dreamliner. En 2012, Boeing a dégagé un chiffre d’affaires de 81,7 milliards de dollars et un bénéfice opérationnel de 7,2 milliards. Le cours de l’action Boeing a cédé 3% depuis l’annonce de l’interdiction de vol des Dreamliner.

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