Boeing devrait enfin dépasser Airbus en termes de commandes
Pour ce salon 2012 de Farnborough (Royaume-Uni), la guerre des chiffres entre Airbus (EADS) et Boeing devrait être remportée par l’avionneur américain. Ce dernier s’est refusé hier à se fixer un objectif de parts de marché, mais mise notamment sur la nouvelle version de son monocouloir B737Max, pour lequel il vient de remporter une commande de 75 appareils auprès d’Air Lease pour 7,2 milliards de dollars.
L’an dernier au Bourget, Airbus avait raflé 598 commandes contre seulement 47 pour Boeing. Pour Farnborough, CA Cheuvreux anticipe de 300 à 400 commandes au total, en raison d’une «économie de plus en plus faible et du pic de commandes de l’an dernier».
En 2011, l’avionneur européen avait signé 1.419 commandes nettes, contre seulement 805 pour son concurrent américain, soit une part de marché record de 64% en volume. Mais dès le début de l’année, John Leahy, directeur commercial d’Airbus, avait prévenu que la part de marché du groupe européen serait ramenée «à environ 50% ou probablement même moins que cela».
Sur le seul premier semestre, Boeing a déjà remporté 440 commandes, contre 230 pour Airbus. Pour l’ensemble de l’année, CA Cheuvreux mise sur 600 commandes brutes pour Airbus et 800 pour Boeing, et sur 577 livraisons pour le premier et 561 pour le second. Airbus vise même 650 commandes sur l’année, soit plus de 2.000 sur deux ans, se félicite son PDG. «Nous avons un concurrent qui essaie de revenir et qui est donc très agressif pour ce qui est des prix, a déclaré Fabrice Brégier, PDG d’Airbus. Nous restons calmes. […] Quand nous vendons l’A320neo, nous réalisons une très bonne marge».
Face au nouveau modèle du 787 Dreamliner de Boeing, Airbus a annoncé hier son intention de produire un nouvel A330, de plus grande taille et de plus grande portée. «Cet appareil est le plus prisé de sa catégorie, a commenté John Leahy. Il pourra ainsi conserver cette position dominante dans les années à venir». Alors que plusieurs groupes ont déjà manifesté leur intérêt pour cet avion, qui devrait être en service dès l’été 2015, Airbus compte signer une commande dès cette semaine. En revanche, Fabrice Brégier n’exclut pas un nouveau retard pour la livraison du long courrier A350.
Autre atout, Airbus a annoncé au début du mois l’installation d’une usine d’assemblage aux Etats-Unis, visant 60% du marché mondial des monocouloirs dans les prochaines années contre 20% actuellement.
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