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Blue Solutions renforce sa présence auprès des collectivités locales
Blue Solutions renforce sa présence auprès des collectivités locales
La filiale de Bolloré fournira les premiers bus électriques interurbains circulant en Ile-de-France. Le contrat pourra atteindre 40 millions d’euros.
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Yves-Marc Le Réour
Les annonces positives se multiplient pour Blue Solutions. La filiale du groupe Bolloré, spécialisée dans les technologies de stockage d’électricité, vient d’être choisie par le Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF) et la RATP pour fournir les premiers bus électriques de la région dans le cadre d’un contrat de 10 à 40 millions d’euros.
Les deux organismes de transport ont précisé que les véhicules seraient utilisés «à titre expérimental dans le cadre d’un projet global de transition du parc de bus de l’Ile-de-France vers le tout-électrique et la filière GNV Bio Gaz». D’une longueur de 12 mètres, les bus électriques construits par Blue Solutions auront une capacité équivalente aux bus traditionnels avec une autonomie représentant jusqu'à 180 kilomètres sans recharge. L’entreprise avait déjà remporté en juin dernier auprès de la RATP un appel d’offres de 10 millions d’euros étalés sur 4 ans pour la fourniture de minibus électriques.
Blue Solutions, qui a étendu à plusieurs villes françaises (Lyon, Bordeaux) ses services d’autopartage de voitures électriques proposés depuis 2011 à Paris, accroît donc son influence auprès de collectivités locales de plus en plus attentives à proposer des solutions non polluantes de transport, mais également auprès de l’Etat. Il a déposé le 1er décembre auprès du ministre de l'économie un projet de déploiement de 16.000 bornes publiques de recharges destinées aux véhicules électriques et hybrides sur l’ensemble du territoire national, ce qui représente un investissement de 150 millions d’euros sur 4 ans.
Le groupe, qui a scellé en septembre un accord de coopération industrielle et commerciale avec Renault, prévoit pour l’exercice en cours un chiffre d’affaires de 90 à 100 millions d’euros et la livraison d’environ 2.400 batteries. Déficitaire de 13,2 millions d’euros en 2013, son excédent brut d’exploitation devrait être positif sur l’ensemble de 2014 «grâce aux améliorations de productivité et de rendement matières».
Introduite en Bourse le 30 octobre 2013 à 14,5 euros, l’action affiche une progression de près de 52% depuis le début de cette année. Elle a encore terminé la séance d’hier sur un gain de 4% à 28,6 euros, faisant ressortir une capitalisation boursière de 825 millions d’euros.
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