Blackberry tente un plan de sauvetage de la dernière chance
En pleine réflexions stratégiques sur son avenir, Blackberry engage un plan de réduction des coûts drastique. Le fabricant canadien de smartphones compte couper en deux ses dépenses opérationnelles d’ici la fin du premier trimestre de son exercice fiscal 2014-2015. Ce plan se soldera par la suppression de plus d’un tiers de ses effectifs, soit environ 4.500 emplois à travers le monde. Le groupe employait 12.700 personnes fin mars et a compté jusqu'à 20.000 salariés. Il avait déjà supprimé 5.000 postes l’an dernier.
Dans le même temps, Blackberry, dont les derniers modèles de téléphones n’ont pas rencontré le succès espéré, a décidé de réduire sa gamme avec seulement 4 appareils contre 6 actuellement, en se recentrant sur les téléphones pour le marché des professionnels. Blackberry compte ainsi se concentrer sur sa force initiale, les logiciels et les services. Par ailleurs, son système de messagerie instantanée Blackberry Messenger, qui a un temps fait le succès de ses téléphones, sera ouvert aux autres systèmes d’exploitation de smartphones, iOs d’Apple et Android de Google.
Pour le deuxième trimestre de son exercice 2013-2014, selon des éléments préliminaires, Blackberry prévoit d’essuyer une perte nette opérationnelle qui devrait se situer entre 950 et 995 millions de dollars, en raison de dépréciations et autres éléments comptables, pour un chiffre d’affaires attendu à environ 1,6 milliard de dollars. Le groupe canadien prévoit également une perte nette, hors exceptionnels, avant prise en compte des stocks et provisions pour restructuration, entre 250 et 265 millions de dollars. Au final, sa perte par action, hors éléments exceptionnels, devrait être de 47 à 51 cents par action, trois fois plus élevée qu’attendu par les analystes. Vendredi, après une suspension en fin de séance, le cours de l’action Blackberry a dégringolé de plus de 17% sur le Nasdaq après ces annonces.
La direction de Blackberry a rappelé vendredi continuer à réfléchir à des alternatives stratégiques. Mais les résultats annoncés risquent de refroidir les candidats potentiels à une reprise de la société, en attendant que le plan de réduction des coûts annoncés commence à montrer ses premiers effets positifs.
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