bioMérieux se positionne aux Etats-Unis avec une technologie révolutionnaire
Avancée majeure pour bioMérieux. Le spécialiste du diagnostic in vitro vient de recevoir l’approbation des autorités sanitaires américaines (FDA) pour la commercialisation de sa plateforme Vitek MS, permettant l’identification de bactéries et de levures pathogènes en seulement quelques minutes au lieu de plusieurs jours auparavant. Cette technologie, qui permet de renforcer la valeur médicale du diagnostic, est aussi «de nature à améliorer significativement la prise en charge des patients», estime le leader de la microbiologie clinique. Alors que la clinique de Cleveland a qualifié cette technique comme faisant partie des dix plus grandes avancées technologiques de l’année 2013, le groupe lyonnais devrait en faire une tête de pont pour conquérir le marché américain. Oddo estime notamment que bioMérieux devrait être en mesure de tirer son épingle du jeu face à Bruker, son concurrent sur cette technologie.
L’obtention de cette autorisation a été vivement saluée par les investisseurs. L’action bioMérieux a bondi de plus de 6% en début de séance, atteignant un plus haut depuis l’été 2011, avant de clôturer à 77,64 euros (+ 0,94%).
Si Oddo salue ce succès et les atouts de cette technologie, le bureau d’analyse rappelle que le potentiel de Vitek MS reste encore incertain compte tenu de son prix élevé (plus de 600.000 dollars selon Oddo), nécessitant une grande quantité d’échantillons analysés pour être rentable. Bryan Garnier, qui évalue le prix du système à 200.000 dollars, estime que 800 grands laboratoires pourraient être intéressés.
Au cours du premier semestre, le groupe a déjà sorti 11 nouveaux produits. «D’autres lancements sont attendus au cours du second semestre 2013, note Gilbert Dupont. Ils permettront de redynamiser les ventes d’équipements sur les prochains trimestres, confortant ainsi nos estimations 2013.»
Mi-juillet, bioMérieux avait annoncé avoir renoué avec la croissance au deuxième trimestre avec une hausse de 4% de son chiffre d’affaires en organique après une stabilité sur les trois premiers mois de l’année. Le groupe avait alors confirmé son objectif de 3 à 5% de croissance organique en 2013. Mais Gilbert Dupont comme Bryan Garnier visaient à l’époque le bas de fourchette de la société.
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