BioMérieux se lance sur l’obligataire pour refinancer l’acquisition de BioFire
Après le succès de l’émission inaugurale d’Icade la semaine dernière (500 millions d’euros à 2,25% sur cinq ans, et 300 millions à 3,375% sur dix ans), bioMérieux devrait également séduire les investisseurs. Le spécialiste du diagnostic in vitro débute aujourd’hui un roadshow à Paris et à Londres en vue d’une émission inaugurale, pour laquelle il a mandaté BNP Paribas, HSBC et Natixis.
Lors de l’annonce du rachat du groupe américain BioFire au début du mois, BioMérieux avait annoncé que cette acquisition serait financée par endettement. En juillet 2013, BioMérieux a obtenu une ligne de crédit additionnelle, et bénéficie désormais de facilités de crédit à hauteur de 500 millions d’euros (150 millions à échéance juillet 2014 et 350 millions à échéance mars 2017).
Pour s’offrir le spécialise en biologie moléculaire, BioFire, le groupe français a déboursé 450 millions de dollars (332 millions d’euros), sans compter la dette, d’environ 50 millions de dollars. Aussi, «BioMérieux pourrait lever de 300 à 600 millions d’euros, à la fois pour refinancer l’acquisition de BioFire et pour anticiper d’autres opérations de croissance externe, mais de plus petites tailles», explique un analyste.
Au regard du profil financier du groupe solide, et de ses revenus récurrents, BioMérieux, non noté, «afficherait un rating autour de A ou A+, et devrait émettre à 2 ou 3% maximum», confie un expert. Fin juin 2013, le groupe affichait un endettement net limité à 43 millions d’euros. Sur une base pro forma avec BioFire, le gearing ressort à 0,3 fois, et le ratio dette financière nette sur Ebitda à 1,1 fois.
BioFire devrait dégager 70 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2013, pour une perte opérationnelle courante de 7 millions, en raison notamment des investissements en R&D (18 millions de dollars). BioMérieux anticipe l’équilibre pour 2016. L’opération ne sera donc relutive qu’à partir de 2017. Ce qu’avait sanctionné le marché à l’époque, tout en soulignant la pertinence de cette acquisition. «L’effet dilutif sur le bénéfice par action [sera] de près de 43% en 2014 et 18% en 2015», notait alors CM-CIC.
Par ailleurs, BioMérieux a annoncé hier le lancement d’un nouveau test permettant la détermination de la vitamine D totale dans le sérum et le plasma humain.
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