BioMérieux relève ses objectifs 2022
Le spécialiste du diagnostic in vitro bioMérieux a revu mercredi en légère hausse ses objectifs de chiffre d’affaires et de résultat opérationnel pour 2022, après avoir renoué avec la croissance de ses ventes au deuxième trimestre, clos fin juin.
La croissance organique a atteint 5,2% au deuxième trimestre, à 820,9 millions d’euros. Elle a été portée par une forte demande dans la région Amérique du Nord, qui représente 44% du chiffre d’affaires du groupe. Les ventes ont en revanche reculé en Asie en raison des mesures de confinement en Chine et sont restées stables en Europe.
Selon un consensus établi par Factset, les analystes anticipaient en moyenne un chiffre d’affaires de 719 millions d’euros au deuxième trimestre.
Sur l’ensemble du premier semestre, bioMérieux a réalisé un chiffre d’affaires de 1,66 milliard d’euros, en progression de 5,3% en données publiées et stable à taux de change et périmètre constants.
Résultats en baisse
Le résultat opérationnel courant contributif, qui n’inclut pas les amortissements et dépréciations d’actifs incorporels liés aux acquisitions, s’est établi à 322 millions d’euros, contre 381 millions d’euros au premier semestre 2021. La baisse du résultat opérationnel reflète une hausse des coûts logistiques, des dépenses marketing et de R&D. Ce résultat inclut par ailleurs 17 millions d’euros d’effets de change favorables.
Le résultat net, part du groupe, s’est inscrit à 228 millions d’euros au premier semestre, en recul de 17,7% sur un an.
Compte tenu de sa performance opérationnelle et d’effets de change favorables, bioMérieux a revu en légère hausse ses prévisions pour l’ensemble de l’année. Il table désormais sur une baisse de son chiffre d’affaires annuel comprise entre 3% et 6% à périmètre et taux de change constants, et sur un résultat opérationnel courant contributif compris entre 580 millions et 625 millions d’euros.
Il prévoyait auparavant un recul organique des ventes de 3% à 7% et un résultat opérationnel courant contributif compris entre 542 millions et 622 millions d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
L’urgence du financement de la health tech française ne faiblit pas
Si la situation financière des acteurs du secteur s’améliore légèrement sur un an, France Biotech lance des propositions de financement privilégiant un effet de levier sur les capitaux privés. Le crédit impôt recherche (CIR), plébiscité, reste un outil majeur pour soutenir les trésoreries. -
Medincell s'envole en Bourse après un feu vert de l'autorité sanitaire américaine
La molécule olanzapine contre la schizophrénie développée par la biotech a été approuvée par la Food & Drug Administration, ouvrant la voie à d'importants revenus. -
EXCLUSIFTwenty First Capital gagne du temps dans la course à la reprise des actifs de Xerys Invest
Lors du passage de témoin entre les deux sociétés de gestion, Biolog a été placée en redressement judiciaire et PowiDian Energy liquidée. Dans le même temps, TwentyFirst Capital a demandé à l’AMF un nouveau délai pour boucler une levée de 35 millions d’euros.
ETF à la Une
T. Rowe Price entre sur le marché européen des ETF actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- Schneider Electric rachète l'américain PTC pour 20 milliards d'euros
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- La France ne peut pas encore miser sur une intervention de la BCE
- Schneider Electric indispose les investisseurs en ciblant l’américain PTC
Contenu de nos partenaires
-
Net et sans bavurePrimaire sociale-démocrate : Raphaël Glucksmann plébiscité mais après ?
Avec 66 % des votants, le leader de Place publique a surclassé Olivier Faure dès le premier tour. Mais à peine son investiture acquise, certains dans son camp se chargeront de dynamiter cette rampe de lancement -
EditorialAccord Trump-Poutine : LFI et le RN face à leurs ambiguïtés sur l’Ukraine
Sans le faire exprès, l'Américain s’est peut-être invité dans la campagne présidentielle car cet accord peut agir comme un piège pour quiconque cultiverait une quelconque ambivalence sur la Russie -
Crise de croissanceLe régime des micro-entrepreneurs, ce très onéreux dispositif
Les inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF) dressent un portrait sévère de ce régime fiscal simplifié