BASF se prépare à un nouvel exercice record en 2012
BASF a tenu ses promesses ! Le chimiste allemand vient d’annoncer une hausse de 14% de son dividende à 2,50 euros, grâce à un rebond de 36% de son résultat net à 6,2 milliards d’euros, soit 6,74 euros par action. Une bonne nouvelle, alors que le consensus Bloomberg n’espérait que 2,37 euros de distribution.
En dépit d’un ralentissement de l’activité au quatrième trimestre (+10%) et d’une chute du résultat d’exploitation (-14%), contre +4% sur l’ensemble de l’exercice, due à la prudence des clients et à la baisse des stocks, BASF anticipe «une accélération de l’économie mondiale en 2012 après un démarrage modéré», misant essentiellement sur les marchés émergents. Le groupe se fonde sur l’hypothèse d’une croissance mondiale de 2,7%, d’une hausse de la production chimique (hors pharmacie) de 4,1%, d’un baril de Brent à 110 dollars, et d’un euro à 1,30 dollar. Le chimiste mise notamment sur une demande plus importante dans la construction et dans l’industrie automobile.
Aussi, BASF vise une nouvelle croissance de son chiffre d’affaires et de son résultat d’exploitation cette année, grâce notamment à la reprise de la production de pétrole en Libye et aux volumes croissants de la division chimie. Or le consensus Bloomberg anticipe pour le moment un recul de 4,4% des ventes, et une baisse de 6,5% du résultat d’exploitation.
De fait, DZ Bank juge «surprenantes» les perspectives de croissance mondiale et de BASF, et estime qu’il sera «difficile» d’enregistrer une progression entre le premier semestre 2011 et les six premiers mois de 2012. De fait, Kurt Bock, président du directoire du groupe chimique allemand, a prévenu qu’il «n’atteindrait probablement pas les niveaux élevés des deux premiers trimestres» 2011.
Confiant, le chimiste va accroître de 6% ses dépenses de R&D 2012 à 1,7 milliard d’euros, soit 2,3% de son chiffre d’affaires. Comme d’autres acteurs, le groupe mise sur la technologie pour faire face aux fabricants pétrochimiques à bas coûts d’Asie et du Moyen-Orient.
BASF profite de cette publication pour annoncer de nouveaux objectifs en termes d’environnement, de santé et de sécurité. En particulier, le groupe veut réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40% par tonne de produits destinés à la vente à horizon 2020 par rapport à 2002, après avoir atteint l’an dernier son objectif de réduction, fixé à 35%.
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