Le chimiste français, dont l’action a gagné jusqu'à 10% en séance, maintient ses prévisions de résultat opérationnel pour 2012
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Alexandre Garabedian
Arkema résiste bien dans un environnement volatil. Le numéro un français de la chimie a publié hier des résultats dépassant les attentes des analystes et n’anticipe pas de rupture dans ses performances au deuxième semestre. Un discours salué hier par une progression de 5,66% de l’action (et jusqu'à 10% en séance), à 63,25 euros.
Les investisseurs se sont peu focalisés sur la perte nette de 12 millions d’euros au deuxième trimestre, imputable à la cession des produits vinyliques intervenue début juillet. Ils ont retenu un résultat opérationnel de 306 millions d’euros quand le consensus attendait 272 millions d’euros, une performance due à la division de chimie industrielle. «Par rapport à un niveau historique au deuxième trimestre, l’Ebitda recule de seulement 4,7%», relève le courtier Gilbert Dupont. Pour l’ensemble de l’exercice, la direction du groupe s’attend à dégager un Ebitda proche du milliard d’euros, en ligne avec le consensus et comparable à celui de 2011 (1,034 milliard). Une perspective qui a conforté les analystes.
Le pic de dette nette atteint fin juin, à 1,093 milliard, soit 49% des fonds propres, n’est pas jugé alarmant. L’endettement «devrait bénéficier de la baisse progressive des besoins de trésorerie d’exploitation au deuxième semestre, l’objectif étant de ramener le gearing à 40%», note Gilbert Dupont.
Depuis le début de l’année, le titre Arkema affiche une hausse de 15,6%. Il a bénéficié du recentrage du groupe, avec la cession d’actifs non rentables, mais aussi de rumeurs d’OPA récurrentes sur le chimiste. «Le repositionnement opéré par Arkema sur des marchés de niche à plus forte valeur ajoutée et sur les pays émergents, avec d’importants programmes d’investissement en Asie, porte toujours ses fruits», constatent les analystes d’Oddo. Alors que le chiffre d’affaires du deuxième trimestre a tiré profit des acquisitions, notamment en Chine, le PDG, Thierry Le Hénaff, n’a pas écarté l’idée d’autres rachats de petite à moyenne taille, même si le groupe n’a rien en vue à ce jour et privilégie la croissance organique.
A l’horizon 2016, Arkema vise un chiffre d’affaires 8 milliards d’euros et un Ebitda de 1,25 milliard tout en maintenant son ratio d’endettement à environ 40%. Il devrait en dire davantage le 18 septembre lors d’une journée investisseurs.
Le fonds d’Abou Dhabi réclame au préalable des engagements d’apport pour au moins 80% du capital. Pour éviter le blocage de minoritaires, il promet une prime de 0,10 euro par action ordinaire, s’il parvient à sortir la société de la cote.
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Alexis Burnod, médecin urgentiste & soins palliatifs, Institut Curie à Paris.
Membre de l’association Les éligibles et leurs aidants.
Auteur de l’Essai : Fin de vie, le cas de conscience – Editions de l’Observatoire.
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