Areva brûlera jusqu’à 2 milliards d’euros de cash en 2016
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Areva a essuyé en 2015 une perte nette d’un peu plus de 2 milliards d’euros en raison des charges liées à sa restructuration et à une nouvelle provision de 905 millions d’euros pour l’EPR finlandais OL3. La facture cumulée sur l’EPR finlandais s'élève désormais à 5,5 milliards d’euros pour le groupe français, a expliqué Stéphane Lhopiteau, le directeur financier d’Areva, lors d’une conférence téléphonique. Les discussions avec l’opérateur électrique finlandais TVO pour trouver une issue au dossier «sont encore en cours, elles sont positives», a indiqué Stéphane Lhopiteau. Philippe Knoche, le directeur général d’Areva, s’est montré prudent sur la date de signature d’un éventuel accord, alors que le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, avait réclamé une signature avant fin février.
Grâce à l’obtention jeudi d’un crédit relais de 1,1 milliard d’euros, Areva indique disposer pour cette année d’une trésorerie de 3,9 milliards d’euros, montant qui inclut les quelque 800 millions d’euros de trésorerie disponible à fin 2015. Pour 2016, le groupe s’attend à un cash-flow net négatif, compris entre 1,5 milliard et 2 milliards. «Cette forte baisse s’explique par l’impact des mesures de redressement engagées, par les dépenses à encourir sur les grands projets et par la variation défavorable du BFR», indique le groupe de nucléaire.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l'IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
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