Apple n’est pas parvenu à satisfaire la soif de croissance de Wall Street
Une fois n’est pas coutume, Apple a déçu Wall Street hier soir. Le titre de la marque à la pomme, chouchou de la communauté financière, a abandonné 6% dans les échanges électroniques en soirée dans le sillage de la publication des résultats trimestriels du groupe américain.
Ce dernier a il est vrai perdu de sa superbe en publiant un chiffre d’affaires inférieur aux attentes, à 35 milliards de dollars, la progression des ventes de sa tablette numérique iPad, à 17 millions d’unités, n’ayant pas compensé la progression moindre qu’attendu de celles de ses téléphones portables iPhones (à 26 millions d’unités), qui est le produit numéro un du groupe en termes de chiffre d’affaires. Les consommateurs semblent patienter jusqu’à la sortie du prochain modèle d’iPhone dans quelques mois. «Chaque trimestre lors duquel Apple ne lance pas de nouvel iPhone est un trimestre de transition» souligne ainsi l’analyste Brian Marshall chez ISI Group.
Le chiffre d’affaires total du groupe californien a pourtant bondi de 23%, un rythme de croissance enviable mais qui est en réalité le plus faible pour Apple depuis mi-2009. Le groupe a ainsi écoulé en trois mois 4 millions de Mac et 6,8 millions d’iPods.
Au troisième trimestre de son exercice décalé, Apple a qui plus est dégagé un résultat net par action (BPA) de 9,32 dollars, contre 10,37 dollars attendus par le consensus Thomson Reuters I/B/E/S. Le bénéfice s’élève pourtant à quelque 8,82 milliards de dollars, et la marge brute a progressé de 1,1 point en un an à 42,8%.
Mais la déception a également porté sur les prévisions livrées par Apple, connu pour son conservatisme en la matière, qui a dit prévoir un BPA de 7,65 dollars là où le consensus tablait en moyenne sur 10,23 dollars. Apple mise sur un chiffre d’affaires voisin de 34 milliards de dollars.
Par ailleurs, Apple a déposé hier une plainte à l’encontre de Samsung Electronics. Le groupe américain estime être en droit de réclamer 2,525 milliards de dollars de dommages et intérêts au sud-coréen dans la féroce bataille de brevets que se livrent les deux géants de l’électronique dans les smartphones et les tablettes numériques. Samsung a répliqué en déclarant que son rival tentait «d’étouffer une concurrence légitime et de limiter le choix du consommateur en protégeant son chiffre d’affaire historiquement exorbitant».
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