Apple n’en finit pas de surprendre grâce à ses produits phares
Une fois de plus, Apple a favorablement déjoué tous les pronostics. Soutenu par les ventes de ses produits phares, l’iPad et l’iPhone, le groupe informatique américain a dégagé au premier trimestre de son exercice un résultats bien supérieur aux attentes, et dont les détails ont permis d’apaiser quelque peu les craintes des investisseurs liées à l'état de santé de Steve Jobs. Et de soutenir un bond de près de 5% du titre dans le cadre des échanges électroniques en soirée.
La marque à la pomme a dégagé un bénéfice trimestriel en hausse de 78%, à 6 milliards de dollars, ou 6,43 dollars par action, alors que les marchés n’anticipaient que 5,40 dollars par titre. Quant au chiffre d’affaires, il est ressorti à 26,7 milliards de dollars, là où le consensus Thomson Reuters I/B/E/S tablait sur 24,4 milliards. La marge brute s’est inscrite à 38,5%. L’international a représenté 62% de son chiffre d’affaires. Apple dit avoir vendu sur la période 4,13 millions de Macs, 7,33 millions d’iPads, 16,24 millions d’iPhones et 19,45 millions d’iPods.
Le rôle de Steve Jobs «est important, mais en même temps, à mesure que le groupe se développe, cela devient secondaire. La manière dont Steve (Jobs) pense, sa méthodologie, sa perception du style (...) ont été intégrés à la culture d’Apple», a avancé Shaw Wu chez Kaufman Bros. Le dirigeant a annoncé lundi un nouvel arrêt-maladie, alors que les marchés américains étaient fermés pour le Martin Luther King Day, sans donner de date prévisionnelle de retour.
En son absence, ce sera au directeur général délégué du groupe, Tim Cook, qui occupe ce poste depuis 2005, de décider ce qu’il faudra dire au sujet de son patron absent et ce qu’Apple compte faire avec une trésorerie (disponibilités et valeurs mobilières de placement) de 50 milliards de dollars. Moins médiatique que Steve Jobs, le nouvel homme à la barre du groupe américain ne devrait pas faire d’annonce tonitruante. Il est toutefois considéré comme quelqu’un de confiance. Il a déjà représenté Steve Jobs avec succès par deux fois auparavant. En 2009, pendant les six mois d’absence de Steve Jobs, l’action Apple avait gagné 60% sous la houlette de Tim Cook. Et les atouts d’Apple sont connus : l’iPhone qui devrait se vendre à plus de 60 millions d’unités dans le monde cette année, ou l’iPad, qui a lancé le marché des tablettes et qui, au titre de précurseur, devrait creuser son sillon malgré la concurrence.
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