Anbang bouscule un peu plus l’industrie hôtelière mondiale
L’appétit des investisseurs chinois pour les groupes hôteliers mondiaux est insatiable. Et ils ne craignent pas les offres hostiles, à l’instar de celle annoncé hier par Anbang sur Starwood. A la tête d’un consortium, l’assureur a déposé une offre de 76 dollars par action en numéraire, valorisant 12,8 milliards de dollars l’hôtelier américain. L’action progressait en matinée de plus de 7%, s’ajustant juste en-dessous du prix offert. Marriott, qui a annoncé son intention de racheter Starwood en novembre 20115, va devoir contre-attaquer s’il veut emporter son concurrent. Le conseil d’administration de Starwood soutient toujours l’offre de Marriott. Mais ce dernier a néanmoins autorisé Starwood à engager des discussions avec le consortium chinois jusqu’au 17 mars inclus.
Le groupe chinois sur tous les fronts
En novembre, Starwood, conseillé par Lazard et Citigroup, avait conclu un accord définitif de fusion avec Marriott dans le cadre d’une transaction en titres et en cash, qui donnerait naissance au plus gros groupe hôtelier mondial. Une action Starwood apportée donnerait droit à 0,92 action Marriott et 2 dollars en espèces, valorisant le groupe hôtelier 12,2 milliards de dollars (11 milliards d’euros). Si Marriott veut l’emporter, il devra améliorer son offre, d’autant que son titre a moins bien performé que celui de Starwood depuis l’annonce de novembre. Et qu’au cours actuel, l’offre ressort plutôt autour de 65 dollars.
De son côté, Anbang est sur tous les fronts. Après avoir mis la main en février 2015 sur le Waldorf Astoria à New York, pour près de 2 milliards de dollars, il s’apprêterait à racheter le groupe d’hôtellerie de luxe Strategic Hotels & Resorts, pour environ 6,5 milliards de dollars, à Blackstone.
Ce mouvement a relancé les spéculations sur AccorHotels, qui gagnait 3,08% hier à 39,17 euros. Si l’hôtelier a démenti être en lice pour racheter Carlson Rezidor, le propriétaire des Radisson, il est l’objet de toutes les rumeurs depuis que l’hôtelier chinois Jin Jiang est devenu son premier actionnaire au début du mois avec près de 12% du capital, au moment où les fonds d’investissement du Qatar (QIA) et du prince saoudien Al Waleed (KHC) doivent entrer à hauteur de 16% du capital d’AccorHotels pour l’aider à financer le rachat de FRHI. Hier, Katara Hospitality, l’hôtelier appartenant à QIA a déclaré aux Echos être prêt à coopérer davantage avec le groupe français.
Plus d'articles du même thème
-
State Street rachète la coentreprise de services titres latino-américaine de Santander et Caceis
La transaction sera finalisée en 2027. -
J Stern & Co et bvo capital fusionnent leurs activités suisses
Avec cette opération, les encours de J Stern & Co passeront désormais à 2,8 milliards de dollars. -
L’assurance des transactions séduit de plus en plus assureurs et entreprises
Le marché des couvertures dédiées aux transactions financières, M&A en tête, se déploie en France y compris vers des transactions de plus petite taille. Il est soutenu par une évolution des offres, la montée en compétences des assureurs et la faiblesse des taux de prime.
ETF à la Une
T. Rowe Price crée le poste de responsable des solutions ETF pour la région EMEA
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- La BCE suit la boussole des marchés
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
- BNP Paribas tient les promesses faites aux investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
Fort ApacheFace aux champions chinois de la tech, les Etats-Unis érigent de nouvelles barrières
Au nom de la sécurité nationale, les autorités américaines ont décidé d'interdire les importations de robots fabriqués en Chine -
Pourquoi les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite ont-ils bombardé l'Irak ?
En représailles à des frappes iraniennes interceptées, Washington et Riyad ont mené une campagne de bombardement sur des groupes pro-iraniens dans l’est de l’Irak -
Qui a vraiment voté contre la lutte anti-incendie ? La classe politique s’écharpe sur les feux de forêt
LFI, Renaissance et le RN s’accusent mutuellement d’avoir voté contre le renforcement des moyens de lutte contre les incendies. Quitte à tordre la réalité.