Alten met le cap sur les acquisitions pour contrer la faible croissance du marché
La bonne structure de bilan d’Alten lui offre une marge de manœuvre propice au renforcement de sa croissance externe. Après avoir réalisé l’an dernier six acquisitions (une en France et cinq à l’international), sa trésorerie nette atteignait 74,4 millions d’euros à fin décembre, en hausse annuelle de 27,4%.
Ces opérations intégralement autofinancées, auxquelles il faut ajouter deux petites acquisitions effectuées début 2014 en Italie et aux Etats-Unis, représentent globalement un chiffre d’affaires additionnel d’environ 100 millions d’euros, soit 8,2% du chiffre d’affaires de 1,2 milliard dégagé en 2013.
Ces 100 millions d’euros ne tiennent pas compte du rachat en cours de l’ingénierie de Geci, groupe aéronautique qui fait l’objet d’une vente par appartement. A l’issue d’un processus juridique et judiciaire plus long que prévu, Alten compte finaliser cette transaction «dans la première semaine du mois de mars», précise à l’Agefi Bruno Benoliel, directeur général délégué en charge des finances. «Les effectifs repris sont d’environ 550 personnes (dont 350 en France) et cette acquisition représentera un chiffre d’affaires embarqué de 30 à 35 millions d’euros pour l’exercice en cours», ajoute-t-il. Le redressement des marges prendra pour sa part «de 1 à 2 ans».
La rentabilité des six sociétés rachetées l’an dernier étant comprise entre 5 et 7%, Alten, qui ne donne à ce stade aucune prévision chiffrée pour 2014, subira à court terme une baisse de sa marge opérationnelle d’activité (marge d’exploitation courante avant stock-options) par rapport aux 9,7% de l’exercice écoulé.
L’accent mis sur la croissance externe découle de la transformation du marché européen de l’ingénierie et du conseil en haute technologie, qui devrait connaître une reprise très progressive après une contraction d’environ 3% en 2013. Numéro deux du secteur derrière Altran par le chiffre d’affaires, Alten estime disposer de la masse critique pour améliorer sa position concurrentielle au détriment d’acteurs plus petits incités à s’adosser, compte tenu d’une politique de référencement de plus en plus sélective des entreprises clientes.
Employant à l’heure actuelle près de 15.000 ingénieurs répartis dans 16 pays, le groupe est donc très confiant dans sa capacité à atteindre, voire dépasser, son objectif de 17.000 ingénieurs à l’horizon 2017.
Plus d'articles du même thème
-
Boeing n’a pas surmonté tous ses obstacles dans l’aviation civile
S’il a réduit son endettement net à fin septembre, le groupe aéronautique peine toujours à augmenter le rythme de production de ses appareils monocouloirs 737 Max. -
Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
Dans le sillage de la hausse collective accordée par BNP Paribas à la plupart de ses salariés, les banques régionales de la banque verte se montrent nettement plus généreuses que l’an dernier. -
Dans la tech, la dette ne s'envole pas chez tout le monde
Alors que la course à l’intelligence artificielle fait rage, la plupart des géants de la tech empruntent comme jamais dans leur histoire pour financer des investissements mirobolants. Par choix ou grâce à leur modèle, certains se montrent toutefois moins dispendieux.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Le taux souverain français dépasse 5%
- Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
- La croissance d'Hermès ralentit et son titre plonge
Contenu de nos partenaires
-
Tout est pardonnéIran : les puissances régionales se débrouillent sans Donald Trump
De hauts représentants de l'Arabie saoudite, du Pakistan et de la Turquie se sont rendus ensemble à Téhéran pour dialoguer directement et ouvertement avec le régime iranien -
MitigéFrance 2030 : trop de subventions, pas assez de stratégie d'après la Cour des comptes
Les magistrats de la rue Cambon saluent la rapidité d'exécution du plan massif d'investissement en cours de déploiement, mais soulignent aussi ses défauts stratégiques -
Mauvais endroit, mauvais momentLoi casseurs-payeurs : la fin de l'impunité ?
Responsabilité collective, sanctions sur les prestations sociales, contrôle des contenus en ligne : la loi, examinée au Sénat, promet fermeté et autorité. Mais elle bouscule aussi la liberté de manifester