AccueilNewsEntreprises
Alstom s'acquitte d'une amende de 772 millions de dollars aux Etats-Unis
Alstom s’acquitte d’une amende de 772 millions de dollars aux Etats-Unis
Coupable d’avoir versé des pots-de-vin, le groupe va supporter le coût du règlement négocié malgré la vente de son pôle énergie à GE.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Antoine Duroyon
De 2000 à 2011, Alstom a déboursé plusieurs dizaines de millions de dollars de pots-de-vin. Photo Bloomberg.
-
Alstom vient d’inscrire un nouveau record. Le groupe industriel français ravit à Siemens la palme de l’amende fédérale la plus élevée versée dans le cadre de la loi sur les pratiques de corruption à l'étranger (Foreign Corrupt Practices Act). Alstom versera 772 millions de dollars (630 millions d’euros) dans le cadre d’un réglement négocié avec le département américain de la Justice (DoJ).
«Le mécanisme de corruption d’Alstom a été maintenu en place pendant plus d’une décennie et sur plusieurs continents», a expliqué le procureur général adjoint James Cole. De 2000 à 2011, Alstom a déboursé plusieurs dizaines de millions de dollars de pots-de-vin afin de remporter 4 milliards de dollars de contrats auprès d’entreprises publiques en Indonésie, Egypte, Arabie Saoudite, à Taiwan ou encore aux Bahamas. Le groupe est passé par des consultants afin de dissimuler le transfert des fonds puis a falsifié des comptes et des documents pour masquer les paiements. Les bénéfices sont chiffrés à 300 millions de dollars.
Deux filiales américaines d’Alstom, Alstom Power et Alstom Grid (autrefois Alstom T&D), ont conclu des accords de poursuites différées (DPA) avec le DoJ. Les poursuites pénales seront abandonnées au bout de trois ans si ces deux filiales respectent les termes de l’accord. Comme cela avait été annoncé vendredi, Alstom prendra en charge le coût de l’amende bien que General Electric se soit engagé à supporter tous les passifs et risques associés au pôle énergie du groupe français.
«Alstom estime que la combinaison de l’amende et d’ajustements positifs (sur les conditions d’utilisation de la marque Alstom notamment, ndlr) devrait avoir un impact négatif net de seulement 1 à 2% sur le prix final. Cela représente une charge potentielle de 100 à 200 millions d’euros sur le prix initial (11,4 milliards d’euros en valeur d’entreprise), équivalant à 0,3-0,6 euro par action», note la Société Générale.
Du côté de la direction d’Alstom, le PDG Patrick Kron estime que cet accord permet «de se concentrer sur la poursuite de nos efforts visant à nous assurer que nos activités sont menées de manière responsable, en ligne avec les plus hauts standards éthiques». Le groupe n’a toutefois pas fini de se racheter. Selon Reuters, le Serious Fraud Office britannique accuse désormais une filiale et deux anciens employés d’avoir versé des pots-de-vin entre 2002 et 2010 en lien avec des contrats pour une centrale électrique en Lituanie.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides