Alstom reporte tous ses espoirs sur le second semestre de son exercice 2011-2012

Si le groupe français affiche un repli de 12 % de son chiffre d’affaires trimestriel, le niveau de ses commandes a bondi de 44 % à fin juin
Yves-Marc Le Reour

Malgré la baisse de 12 % à 4,5 milliards d’euros des ventes d’Alstom au premier trimestre de son exercice 2011-2012, le rebond de 44% à 5 milliards de ses commandes par rapport à avril-juin 2010 incite le groupe français à rester optimiste pour la deuxième partie de l’exercice. En excluant les équipements de transmission électrique (Grid) consolidés depuis juin dernier, le chiffre d’affaires a reculé de 23% pour des commandes en hausse de 34% en rythme annuel. Ces deux indicateurs sont environ 10% en dessous du consensus attendu par les analystes interrogés par Reuters.

Si l’Europe et l’Amérique du Nord contribuent encore pour près de 60 % des ventes à fin juin, les pays émergents représentent désormais «63 % du total des contrats enregistrés», souligne le spécialiste des infrastructures d’énergie et de transport. Il explique la contreperformance de son activité à fin juin par «la faiblesse des prises de commandes enregistrées durant la crise économique», particulièrement dans les centrales thermiques et les équipements ferroviaires.

Le communiqué du groupe précise que «le faible niveau des ventes du premier semestre de l’exercice 2011-2012 va affecter la performance opérationnelle et le cash flow libre de cette période». Mais l’amélioration de la dynamique commerciale et les retombées positives des plans de restructuration conduisent Alstom à confirmer son objectif d’une marge d’exploitation «dans la fourchette déjà annoncée de 7 à 8%» pour l’ensemble de son exercice finissant en mars 2012.

«Cet objectif semble de plus en plus ambitieux», estiment les analystes de la Société Générale. Si le directeur général Patrick Kron prévoit un chiffre d’affaires annuel «en légère baisse sur une base comparable», il anticipe une croissance séquentielle du chiffre d’affaires pour le trimestre en cours et une tendance similaire pour les ventes du deuxième semestre par rapport au premier. Prié de dire s’il envisageait de nouveau un rapprochement avec Areva depuis la nomination de Luc Oursel à la tête du groupe nucléaire en remplacement d’Anne Lauvergeon, Patrick Kron a répondu que ce dossier «n’est pas sur la table et n’est nulle part dans mon bureau». Après avoir baissé en matinée, l’action Alstom a clôturé sur une hausse de 1,4% à 39 euros hier à Paris.

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