Alcatel-Lucent donne la priorité au plan d’économies et à la maîtrise du cash
Alcatel-Lucent continue à brûler du cash. Au premier trimestre, son cash flow libre est ressorti à -533 millions d’euros, contre -162 millions un an plus tôt, bien au-delà des anticipations des analystes. Une contre-performance qui s’explique en partie par une contribution négative du besoin en fonds de roulement de 146 millions d’euros.
«C’est juste une question de calendrier en ce qui concerne le cash. Cela représente quelque 100 millions d’euros de consommation de trésorerie qui ont été plus prononcés au premier trimestre que l’an dernier, a expliqué Paul Tufano, directeur financier d’Alcatel-Lucent. Cela ne représente pas une dégradation en termes de consommation de cash». Michel Combes, qui a repris les rênes du groupe début avril a assuré qu’un «accent tout particulier va être mis sur la gestion du besoin de fonds de roulement pour inverser une partie de son impact négatif au premier trimestre».
Alors que le groupe mène une revue de ses activités, «j’ai hâte de partager avec vous les résultats au début de l’été», a ajouté Michel Combes. Le marché aussi!
Le nouveau patron devrait «fixer des objectifs clairs pour l’amélioration du cash et du BFR», note Kepler. Pour l’heure, l’exécution du programme Performance «reste la priorité de 2013», explique Michel Combes. Cette initiative présentée l’été dernier doit permettre de réduire les coûts de 1,25 milliard d’euros d’ici la fin 2013. Au premier trimestre, les dépenses opérationnelles ont reculé de 5% (à changes constants).
Le groupe ne dévoile pas d’objectifs pour l’exercice mais «nous retenons d’un contact avec la société les indications suivantes: chiffre d’affaires en légère baisse, marge opérationnelle légèrement positive, et cash flow libre négatif de près de 500 millions d’euros», note Oddo.
Sur les trois premiers mois de l’année, l’équipementier a dégagé un chiffre d’affaires de 3,2 milliards d’euros (+0,6%), un peu au-dessus des attentes et largement tiré par l’Amérique du Nord (+15,1%) qui pèse désormais près de la moitié des ventes (48%), pour une perte d’exploitation ajustée de 179 millions et une perte nette de 339 millions. Tandis que la dette nette était de 358 millions d’euros, au lieu d’une position de cash positif de 147 millions fin 2012.
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