Akka Technologies poursuit sa quête de relais de croissance
Akka Technologies accélère ses projets de croissance. La société d’ingénierie a annoncé hier l’ouverture de négociations exclusives avec les actionnaires de Matis, pour acquérir cette entreprise de conseil en technologies établie en France.
L’acquisition de Matis est la troisième en moins d’un an, après celle de l’allemand Auronik fin 2014 et de l’italien Epsco au deuxième trimestre 2015; mais l’entreprise affichant un chiffre d’affaires de 82,5 millions d’euros en 2014, c’est de loin la plus importante. L’opération confirme la volonté du groupe d’aller chercher la croissance à l’étranger, où Matis réalise 35% de son chiffre d’affaires. «Matis dispose de vraies positions en Espagne, dans l’énergie solaire, et en Belgique, dans la pharmacie, la santé et l’énergie. La société jouit également d’une position stratégique au Brésil avec une cinquantaine d’ingénieurs, où elle travaille avec Embraer», indique Dov Levy, responsable des relations investisseurs d’Akka.
Acquérir Matis permettrait également au groupe d’accélérer sa diversification dans les métiers. Outre les énergies renouvelables, d’où Akka est totalement absent, la cible a développé son savoir-faire dans l’informatique embarqué, les processus d’industrialisation et la conformité. L’acquéreur est, lui, davantage porté sur la mécanique, l’électronique embarquée et la remise à niveau (refitting).
Akka (886 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014) a connu des déceptions dans son activité au premier trimestre 2015, en particulier en Allemagne, où il n’a crû que de 2%, loin des 10% espérés: la société a notamment fait face à des difficultés de recrutement, à une baisse d’activité chez Airbus et à la faiblesse des facturations provenant de Daimler. Akka a fait mieux que prévu en France, mais son activité est demeurée en perte de vitesse (-3,7%, contre -6% anticipés). La croissance externe apparaît donc comme un relais de croissance.
«Nous restons prudents sur les activités françaises de la cible, qui semblent être passées par une zone de turbulences ces dernières années», tempère toutefois Kévin Woringer, analyste chez CM-CIC Securities. Akka entend faire remonter la rentabilité de Matis dans 18 à 24 mois, sans donner davantage de détails.
Le groupe ne devrait pas rencontrer de difficultés pour financer l’acquisition. Son niveau de dette nette est faible: elle représente 0,3 fois l’Ebitda, avec une limite fixée à 2,5 fois. Akka affiche 220 millions d’euros de trésorerie brute.
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