Air Liquide justifie par sa confiance un haut niveau d’investissements
Même Air Liquide n’échappe pas au ralentissement de la croissance mondiale. La croissance organique des gaz et services (91% du chiffre d’affaires du groupe) au deuxième trimestre s’est limitée à 0,9% après les +4% du premier trimestre, affectée par une dégradation en Europe (-0,5%) et en Asie (-0,3%). Cette dernière région pâtit en particulier de la restructuration de l’industrie électronique japonaise.
Une performance décevante par rapport aux résultats de Linde dévoilés en fin de semaine dernière. CA Cheuvreux explique cet écart par «la meilleure répartition géographique de Linde par rapport à Air Liquide» et par «la plus forte exposition d’Air Liquide à l’électronique, très faible actuellement [9% de ses ventes contre 5% pour Linde].»
En données publiées le chiffre d’affaires progresse de 5,9% à 7,5 milliards d’euros. Sur l’ensemble de l’exercice, le consensus Bloomberg anticipe une hausse de 6%, après les +7,2% de 2011. Des chiffres pour le moment inférieurs à ceux du plan Alma d’Air Liquide prévoyant une croissance moyenne de 8 à 10% du chiffre d’affaires 2011-2015.
Malgré un contexte difficile, Air Liquide limite le recul de la marge opérationnelle de sa division gaz et services à 18,7% (-30 points de base), les mesures d’efficacité compensant en grande partie la hausse des coûts.
Le groupe reste confiant pour le second semestre, misant notamment sur le démarrage de 17 projets industriels, contre seulement 7 sur la première partie de l’année. D’ailleurs, le cycle d’investissements reste dynamique, avec 1,2 milliard d’euros (+18%) d’engagements pris au premier semestre. «Le niveau exceptionnel des prises de commandes en ingénierie et construction et un portefeuille d’opportunités à un an au plus haut [il se maintient à plus de 4 milliards d’euros] renforcent notre confiance à plus long terme», explique Benoît Potier, PDG d’Air Liquide.
Aussi, sur l’ensemble de l’exercice, le groupe maintient son objectif de croissance du bénéfice net, alors que son concurrent américain Air Products a dû abaisser la semaine dernière ses prévisions de bénéfice 2012. Pour le moment, le consensus Bloomberg anticipe une croissance de 5,6%. Au premier semestre, le résultat net a crû de 5,3% à 790 millions d’euros.
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