Agache cède sa participation de 5,7% dans Carrefour
Bernard Arnault se désengage de Carrefour. Agache, la holding de l’homme d’affaires, a annoncé mardi le lancement de la cession de sa participation dans Carrefour, qui représente environ 5,7% du capital du groupe de grande distribution.
Cette cession sera réalisée dans le cadre d’un placement par voie de construction accélérée d’un livre d’ordres réservé aux investisseurs institutionnels, précise un communiqué cité par Reuters.
La construction du livre d’ordres de la cession des 5,7% détenus par Agache a débuté dès mardi et le règlement-livraison du placement devrait intervenir ce vendredi 3 septembre.
L’opération est dirigée par la Société Générale, coordinateur global, chef de file et teneur de livre, avec BNP Paribas et Natixis comme chefs de file et teneurs de livre associés.
C’est une nouvelle étape pour celui qui est par ailleurs PDG du géant du luxe LVMH, et était actionnaire de Carrefour depuis 2007. «Après 14 années au cours desquelles nous avons soutenu Carrefour en tant qu’actionnaire de long terme, nous avons décidé de poursuivre la réorientation de nos investissements. Avec une équipe dirigeante de grande qualité et des actionnaires familiaux reconnus, Carrefour dispose de tous les atouts pour amplifier son renouveau», a déclaré Bernard Arnault, cité dans le communiqué.
Le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, a salué de son côté, dans un communiqué distinct, «la confiance et le soutien sans faille de Bernard Arnault à chaque étape de la transformation du groupe» ces dernières années.
Ce retrait de l’homme d’affaires n’est pas une surprise. Il l’avait déjà amorcé en septembre 2020, lorsque Crédit Agricole Corporate et Investment Bank avait cédé 3,1% du capital de Carrefour, détenus en couverture d’opérations dérivées conclues avec une filiale du groupe Arnault. Fin 2020, il s’était déclaré favorable au rachat du distributeur par le canadien Couche-Tard. Opération qui avait ensuite avorté, suite aux réserves émises par Bercy, Bruno Le Maire se disant «pas favorable, a priori», à son projet d’offre d’achat sur Carrefour. Le groupe Agache souhaite maintenant réorienter ses investissements vers les secteurs du luxe et de la technologie. Il attendait, pour céder sa participation que le mandat d’Alexandre Bompard à la tête de Carrefour soit renouvelé, ce qui a été fait en mai.
En Bourse de Paris, l’action Carrefour a terminé mardi à 16,85 euros, en baisse de 0,35%, valorisant la société à un peu plus de 13,2 milliards d’euros selon les données Refinitiv. En 14 ans, le groupe a perdu plus de 60% de sa valeur.
Plus d'articles du même thème
-
ABN Amro IS se prépare à supprimer près de la moitié de ses effectifs
La filiale de gestion d'actifs d'ABN Amro veut externaliser auprès d'un partenaire certaines de ses activités, dont la sélection de stratégies externes. Environ 40 postes sur 90 seraient concernés. -
La Chine entend accélérer le déploiement des véhicules électriques autonomes
Selon le nouveau plan automobile publié par Pékin, les véhicules à énergie nouvelle représenteront 70% des voitures particulières neuves qui seront commercialisées en 2030. -
L Catterton et Altas prennent le contrôle du canadien Fullscript
La société de capital investissement soutenue par LVMH s’associe à Altas Partners pour reprendre la majorité du capital de Fullscript, plateforme d’origine canadienne qui surfe sur l’essor des compléments alimentaires.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
Contenu de nos partenaires
-
Paradigme, la plateforme de vêtements de seconde main dopée à l'IA
La plateforme a annoncé en début de semaine avoir bouclé un tour de table de 2 millions d'euros -
Pourquoi les Emirats arabes unis injectent 40 milliards d'euros en Allemagne
Lors de sa visite à Berlin, le dirigeant émirati a scellé vingt-neuf accords portant sur des data centers et la défense. Une façon de renforcer ses débouchés à l'étranger alors que la guerre en Iran se poursuit -
« Edouard le flemmard » : la polémique dont Edouard Philippe se serait bien passé
Le Rassemblement national a accusé jeudi l’ex-Premier ministre de vouloir se reposer trois mois avant d’entrer en fonctions s’il venait à remporter l’élection présidentielle.