Accor veut améliorer la gestion de son patrimoine immobilier
Accor est toujours décidé à mieux gérer son patrimoine immobilier. Mais le groupe hôtelier n’ira pas jusqu’à créer une société foncière séparée comme cela fut un temps envisagé. «Le management a tranché, et le conseil d’administration soutient le management, ça ne se fera pas», a expliqué hier Denis Hennequin, le PDG d’Accor, selon lequel une «séparation serait contreproductive». Une décision qui marque l’autorité du dirigeant sur le groupe alors que l’idée d’une séparation de l’immobilier avait été avancée et soutenue en début d’année par Colony Capital, l’un des deux premiers actionnaires d’Accor avec 11% du capital. L’américain Marriott a par exemple déjà scindé son immobilier.
Même s’il visait à faire ressortir la valeur intrinsèque des actifs immobiliers d’Accor, estimée à l’époque à 15 euros par action soit les trois quarts du cours de Bourse, et afficher par la même occasion la faible valorisation accordée à l’activité de gestion des hôtels, le projet avait suscité peu d’enthousiasme. La filiale aurait eu une surface financière limitée, un patrimoine éparpillé et aurait pu souffrir, comme de nombreuses foncières, d’une forte décote sur son actif net. Sans parler d’une exécution compliquée dans le marché actuel. Pour des raisons assez proches, et compte tenu de l’opposition de certains de ses actionnaires, Carrefour avait lui aussi renoncé l’an dernier à scinder son patrimoine immobilier.
Pour autant, la direction d’Accor reconnaît qu’elle doit encore progresser pour mieux valoriser ses actifs immobiliers. Denis Hennequin a annoncé la création prochaine d’une «direction du patrimoine» afin de davantage professionnaliser cette branche d’activité. Cette direction regroupera l’ensemble des activités liées à l’immobilier, les relations avec les grands investisseurs, la gestion des investissements, des rénovations. Elle sera présentée plus précisément en février prochain.
Sous la houlette de Denis Hennequin, Accor a accéléré sa stratégie dite «asset light», visant à réduire progressivement la part de ses hôtels en location et en propriété, qui ne devraient plus représenter que 20% de son parc de chambres fin 2016 contre 44% actuellement. A cette échéance, Accor compte avoir 40% de ses chambres en franchise et 40% sous contrat de gestion directe. Une façon d’améliorer la génération de cash flow du groupe et réduire les besoins en capitaux.
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