Accor tente de contrer l’essor des sites de réservation d’hôtels
Le groupe ouvre sa plate-forme aux hôtels indépendants avec l’objectif de réduire sa dépendance aux agences en ligne comme Booking.com.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Olivier Pinaud
Accor prend un virage inédit pour tenter de contrecarrer l’essor des online travel agencies (OTA), les sites de réservation d’hôtels en ligne comme Booking ou Expedia. Le groupe hôtelier a décidé d’ouvrir sa plate-forme de réservation aux hôtels indépendants. Aujourd’hui réservée à ses 3.700 établissements sous les enseignes Ibis, Novotel, Mercure ou Sofitel, AccorHotels.com va se transformer dès le mois de juillet en place de marché.
Pour renforcer ce virage le groupe a prévu de se renommer AccorHotels. L’initiative nécessitera 21 à 25 millions d’euros d’investissements supplémen-taires par rapport aux 225 millions du plan numérique lancé en octobre.
«Nous ne déclarons pas la guerre aux OTA, nous voulons capter une partie de la croissance du marché», indique Sébastien Bazin, le PDG d’Accor. Pour cela, le groupe va casser les prix. Ses commissions seront 30% à 50% moins chères que celles facturées par les OTA, assure Accor. Elles prélèvent des commissions oscillant en Europe entre 15% et 20% du prix d’une chambre. Les hôtels partenaires resteront propriétaires de leur base de données, assure le groupe.
La plate-forme ne sera pas aussi large que celles de Booking par exemple. AccorHotels.com choisira les hôtels en fonction de certains critères (visites, notes minimum sur TripAdvisor, taille, localisation) afin d’éviter de cannibaliser la fréquentation de ses propres hôtels. Accor espère atteindre les 10.000 établissements d’ici à 2018, dont 5.000 indépendants, les autres provenant de ses enseignes, dans 300 villes et 92 pays dans le monde.
Le groupe français est le premier hôtelier à prendre ce virage. Il est aussi plus directement attaqué par les OTA que ses confrères, américains notamment. Les centrales apportent 17% des revenus d’Accor, contre 11% chez InterContinental ou 7% chez Marriott. Il s’agit donc pour le groupe de réduire sa dépendance aux OTA et de pouvoir mieux maîtriser sa fréquentation et ses marges.
En Europe, selon un récent rapport de l’Autorité de la concurrence, les OTA «représentent le principal canal de réservation en ligne, soit environ 70% des réservations d’hôtels faites en ligne, les 30% restants étant des réservations effectuées directement sur les sites des hôtels». Booking est «incontournable auprès des hôteliers français», ajoutait l’autorité, avec plus de 60% du marché des réservations en ligne réalisées sur les plates-formes.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l'IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Les prétendants à l'Elysée sont prisonniers de deux mouvements contradictoires. D'un côté, la campagne réclame qu'ils déroulent leur programme. De l'autre, l'actualité leur dicte de réagir pour rester branchés à la vie du pays. Ces derniers jours illustrent à quel point la position est difficile à tenir. Et c'est loin d'être fini
Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
L'ex-Premier ministre fait un pas de plus vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans une interview à Marianne. Tout en assortissant sa participation de certaines conditions