Acciona donne un coup de fouet à ses ratios avec sa sortie d’Endesa
Acciona disposait d’un filet de sécurité grâce à son option de vente sur ses 25% d’Endesa. Une option valorisée à 11,1 milliards dans ses comptes, soit le prix de la transaction annoncée vendredi avec Enel. Reste qu’en ces temps troublés, le fait qu’il ait choisi d’exercer ce droit plus tôt que prévu a été particulièrement bien accueilli hier.
Stratégiquement, la réorientation d’Acciona vers le renouvelable (via la reprise parallèle de 2,9 milliards d’euros d’actifs) va en faire «un groupe bien moins risqué», selon les analystes de Credit Suisse.
Mais à court terme, c’est surtout sur le plan financier que les effets seront les plus sensibles. Dans une présentation faite hier, le groupe a précisé que sa dette passerait de 17,54 à 5,92 milliards d’euros (voir illustration). Soit une réduction beaucoup plus marquée que celle des résultats. Après les 2,7 milliards attendus par le consensus pour 2008 dans la configuration actuelle, Acciona précise en effet que son Ebitda devrait se situer autour de 1,4 milliard cette année, dont 270 millions provenant des activités acquises, selon Credit Suisse. Un chiffre bien supérieur aux 960 millions dégagés en 2006, c’est-à-dire avant l’entrée dans Endesa.
Les ratios vont directement en bénéficier à l’image du rapport dette nette sur Ebitda qui va tomber de 6,1 à 4,1. Même chose si on rapporte la dette à la valeur d’entreprise. Ce ratio va passer de 77% à 53%. Enfin, Acciona parle de «création de valeur» assurant que l’opération sera «relutive sur le BPA dès le premier jour». S’il ne donne pas plus de précision, Credit Suisse a pour sa part relevé de 6,7% sa valorisation théorique du groupe.
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