Wendel poursuit l’amélioration de sa structure financière
Wendel persévère dans l’amélioration de son profil financier. Après avoir réalisé en octobre une émission obligataire de 300 millions d’euros à échéance 2016 destinée à allonger la maturité de sa dette, la société d’investissement a réduit son endettement. Depuis la publication de ses comptes trimestriels en août dernier, Wendel a diminué sa dette sans appel de marge de 350 millions d’euros, portant celle-ci à 970 millions d’euros (soit un recul de 24%).
Le remboursement de cette dette a été financé avec la trésorerie (pour 240 millions d’euros) et via la cession au cours des dernières semaines de 5,6 millions de puts (options de vente) sur Saint-Gobain, dont Wendel détient quelque 17% du capital. Suite à cette opération, qui a généré un produit de cession de 110 millions d’euros, l’exposition de Wendel aux variations de cours de Saint-Gobain a crû de 81% à 87,4%. «Nous continuerons d’optimiser les protections liées à cette dette en 2011», a indiqué Frédéric Lemoine, président du directoire de Wendel, à l’occasion jeudi d’une journée Investisseurs. Depuis novembre 2009, «la dette sans appel de marge a été réduite de 1,1 milliard d’euros, a précisé Frédéric Lemoine. La dette avec appel de marge finançant la position dans Saint-Gobain a été réduite depuis 2009 de près de 800 millions d’euros à 2,7 milliards».
Aux côtés de la plus-value de l’ordre de 300 millions d’euros (comptabilisée en 2010) générée par la cession de Stallergenes, le travail effectué sur la dette pourrait contribuer au retour de la note de Wendel dans une catégorie investissement. La notation du groupe a en effet été dégradée en juillet par Standard & Poor’s à BB- avec perspective stable. «Wendel va dans la bonne voie», estime un analyste.
Wendel, qui dispose d’une trésorerie de 1,9 milliard d’euros, a parallèlement dévoilé jeudi un actif net réévalué en hausse de 64% sur un an à 85,7 euros. «En décroissance l’an passé (en dehors de Stahl), nos sociétés ont renoué avec la croissance organique sur les neuf premiers mois de 2010 », a indiqué Frédéric Lemoine. Selon le président du directoire, les actifs non cotés, valorisés actuellement à 780 millions d’euros, devraient s’inscrire dans une fourchette comprise entre 1,5 et 2,5 milliards d’euros d’ici fin 2013.
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