Wendel pourrait relancer le «dividend recap» de Stahl à l’automne
Le projet de refinancement du chimiste allemand Stahl pourrait revenir à l’ordre du jour dès cet automne si la météo financière le permet. Annoncée mi-juillet par Wendel, son actionnaire à 73,5%, l’opération -qui devait permettre de financer un dividende exceptionnel global de 280 millions d’euros- avait finalement été abandonnée quinze jours plus tard, en raison d’un «marché volatil sur la dette non coté», a rappelé ce jeudi Frédéric Lemoine, le président du directoire de Wendel. Des professionnels de la dette jugent que le fonds était trop agressif sur le prix.
«Il s’agit d’une optimisation de la structure financière de Stahl et cette optimisation n’était pas possible fin juillet à un prix qui nous conviennent», a poursuivi le dirigeant à l’occasion de la présentation des résultats semestriels du groupe, marqués par une bonne performance opérationnelle du portefeuille dans son ensemble. «Nous verrons s’il y a des opportunités en octobre ou en novembre», a-t-il continué, et «si c’est le cas nous procèderons à ce refinancement».
L’opération, qui devait permettre à Wendel d’empocher 210 millions d’euros, s'était heurtée à l’encombrement du marché obligataire suscité par l’accord entre la Grèce et ses créanciers. «Il y a eu beaucoup d’opérations sur les Etats-Unis qui ont tendu les prix», a rappelé Frédéric Lemoine. Le refinancement était composé d’un prêt à 7 ans de 540 millions d’euros libellé en dollars et d’un crédit revolving multidevise de 45 millions d’euros.
Toujours d’actualité, l’opération n’est cependant pas pressée. «Il y a des refinancements nécessaires car les échéances approchent ou parce qu’il y a eu un problème», analyse Bernard Gautier, membre du directoire de Wendel. «Nous sommes ici dans le cas inverse car nous avons totalement désendetté la société et nous pouvons encore rester comme ça deux ou trois ans», ajoute-t-il, même si ce manque de levier traduit une structure de financement «qui n’est pas optimale».
Au premier semestre, la contribution de Stahl aux résultats de Wendel a grimpé de 106%, à 41 millions d’euros. Le groupe a bénéficié de sa fusion avec une division du chimiste suisse Clariant. «Nous évaluons désormais les synergies sensiblement au-dessus de 20 millions d’euros», remarque Frédéric Lemoine. Avant écarts d’acquisition et éléments non récurrents, le résultat net de Wendel serait lui en hausse de 24% sur le semestre, à 200,8 millions d’euros, relève Oddo.
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