Une poignée d’acteurs concentrent les levées de fonds records de début 2014
L’année 2014 a démarré sur les chapeaux de roue. 174 fonds alternatifs ont levé au total 95 milliards de dollars (69 milliards d’euros) au premier trimestre, dévoile Preqin. Il faut remonter au premier trimestre 2008 pour trouver des chiffres supérieurs. Les levées de fonds avaient alors été deux fois plus importantes, mais les premiers chiffres 2014 pourraient augmenter au gré des remontées de données vers le cabinet londonien.
Les heureux élus sont toutefois peu nombreux. Le nombre de véhicules ayant achevé leur collecte au cours du semestre est le plus faible observé depuis le déclenchement de la crise financière. Trois fonds américains dédiés à l’immobilier ou aux infrastructures ont réuni plus de 5 milliards de dollars : BlackStone Real Estate Partners Europe IV, Pimco Bravo Fund II et Energy Capital Partners III. Les deux classes d’actifs ont totalisé 30,9 milliards de dollars dans 40 fonds, tandis que les fonds de LBO (rachat avec effet de levier) ont attiré 27 milliards de dollars via 30 véhicules.
Les trois premiers fonds de LBO ont collecté chacun entre 2,5 milliards et 3,8 milliards de dollars. Ils ne sont pas gérés par les grands noms du private equity qui ont souvent bouclé des méga-fonds l’an dernier, mais par des acteurs moins connus: les américains GTCR Golder Rauner et TDR Capital et le hongkongais Affinity Equity Partners (lire le tableau). Tous trois sont talonnés par des fonds de capital-développement et capital-risque, avec par ordre décroissant le chinois CDH Investments et les américains Pine Brook Partners et Technology Crossover Ventures.
Aucun européen ne figure dans le Top 10 des levées de fonds toutes classes d’actifs confondues. Le continent concentre tout de même 29% des capitaux levés au cours du trimestre, derrière les Etats-Unis (57%) et devant l’Asie (10%). Les fonds bouclés au premier semestre ont passé en moyenne 17,6 mois sur la route (contre 19,3 mois pour ceux de 2013) ; 2.125 autres, notamment chez Bain et Permira, sont toujours en quête de 749 milliards de dollars.
«Pour autant, avec une poudre sèche (capitaux à investir, ndlr) de 1.100 milliards de dollars, l’industrie reste confrontée au défi de déployer de manière effective tout ce capital, estime Ignatius Fogarty, responsable des produits de private equity chez Preqin. Les opérations nouvelles ont rebondi au début de l’année, après un déclin des flux d’investissement agrégés vers la fin de 2013.»
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