Suez Environnement marche sur les traces des fonds avec un véhicule dédié à l’innovation
Suez Environnement suit la voie des fonds de capital-investissement en lançant un véhicule dédié à l’innovation dans le domaine des technologies de l’eau et des déchets. Pour autant, «nous nous distinguons des fonds d’investissement financiers car nous sommes dans une démarche industrielle. Notre objectif est de trouver des relais de croissance pour nos activités», a indiqué Bernard Guirkinger, directeur général adjoint de Suez Environnement, à l’occasion lundi d’une conférence de presse.
Baptisé Blue Orange, le véhicule est doté de 50 millions d’euros sur une période d’investissement de dix ans. «Avec un ticket d’investissement moyen d’un million d’euros, Blue Orange entend participer au financement de start-up dès leur démarrage et peut également intervenir sur des phases de développement en co-investissant», a expliqué Adrien Henry, directeur de Blue Orange. Suez Environnement continuera parallèlement à investir chaque année une enveloppe de 65 millions d’euros dans le domaine de l’innovation.
L’investissement dans des sociétés repose «sur deux conditions principales». «La société doit être parrainée par une filiale opérationnelle de Suez Environnement, qui l’accompagnera dans son développement avec une prise de participation éventuelle. Par ailleurs, Blue Orange doit avoir un siège au conseil d’administration de l’entreprise», a souligné Adrien Henry.
Ce dernier a par ailleurs mis en lumière les atouts sur lesquels peut s’appuyer Blue Orange, à savoir le réseau international de chercheurs et scientifiques de Suez Environnement ainsi que l’exposition commerciale et industrielle du groupe à travers le monde.
Au-delà de la période d’investissement dans la société, autour de cinq ans, «rien n’est fixé à priori. Chaque cas sera particulier. Nous pourrons vendre notre participation, monter au capital ou créer un partenariat industriel», a indiqué Bernard Guirkinger.
Blue Orange, doté d’une équipe composée d’une dizaine de collaborateurs, a d’ores et déjà «reçu ou identifié plusieurs dizaines de projets et a réalisé un premier investissement dans Sita UK, dans le domaine de la transformation de déchets plastiques en carburant diesel prêt à l’emploi», a souligné Adrien Henry, ajoutant que la première usine de production de ce carburant est prévue pour fin 2011.
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