Socotec rempile pour un deuxième LBO
Malgré un contexte morose, certains LBO d’envergure parviennent à se faire. Ainsi, des sources concordantes proches de l’opération ont confirmé à L’Agefi que Qualium Investissement (ex-CDC Capital Investissement) venait de céder le contrôle de l’entreprise d’inspection du bâtiment et de la construction à un consortium mené par la société d’investissement belge Cobepa, et dans lequel on retrouve Five Arrows Principal Investments, de la galaxie Rothschild & Cie. L’information était parue dans Capital Finance en fin d’année dernière. Les responsables de Cobepa et de Five Arrows n’étaient pas joignables hier, tandis que ceux de Qualium n’ont pas souhaité faire de commentaires.
La répartition précise du capital n’est pas connue, de même que la participation des salariés (et dirigeants) de Socotec. Ceux-ci étaient restés actionnaires de leur société à hauteur de 22% après son acquisition par CDC Capital Investissement en 2008.
Selon nos informations, la valeur de Socotec serait comprise entre 500 et 600 millions d’euros. La dette d’acquisition, dont le montage a été coordonné par BNP Paribas, le Crédit Agricole et la Société Générale, avec Natixis dans un rôle de co-arrangeur, représente 235 millions d’euros. Ces banques avaient toutes participé au financement du premier LBO.
La dette, dont la syndication a récemment débuté, est composée d’une tranche amortissable de 85 millions, d’une tranche non amortissable de 100 millions, d’une ligne d’acquisition de 35 millions et d’une ligne de crédit renouvelable d’une quinzaine de millions d’euros. Cette structure, initialement révélée par Euroweek, a été confirmée à L’Agefi par plusieurs sources.
Socotec avait été acquise par CDC Capital Investissement auprès de la moitié de ses 5.000 salariés, pour 400 millions d’euros (dont 180 millions de dette). La société prévoyait un chiffre d’affaires de 430 millions d’euros et un Ebitda de 36 millions fin 2008. La crise est passée par là et a fait souffrir le secteur de la construction. Socotec a terminé l’année 2011 avec un chiffre d’affaires de 441 millions d’euros.
Cette légère progression est notamment due à une politique d’acquisition ambitieuse ces dernières années: CTE Nordest en 2010, Sophia Audit en 2011, trois filiales de Sonovision (Sica, Bellême et KMIL) en septembre 2012 et, en début de semaine, Certification International.
Plus d'articles du même thème
-
La Bourse sanctionne le gouffre financier de l'IA
Les déceptions du troisième trimestre parmi les hyperscalers et l’avertissement d’Intel ont ponctué un nouveau mois difficile pour le secteur tech. Une rotation est à l’œuvre tandis que les investisseurs cherchent refuge auprès des emprunts d’Etat. -
Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
Le S&P 500 pourrait encore gagner 9% sur un an, comme la Bourse japonaise et l’indice paneuropéen. En revanche, le CAC 40, seul de ces indices en recul depuis le début de l’année, ne dispose que d’un potentiel de 6%. -
Les panels parient sur au moins deux hausses des taux Fed
Les panélistes interrogés par L’Agefi n’ont pas modifié leurs attentes de taux pour les quatre grandes géographies par rapport à fin septembre. Ils renforcent légèrement le dollar.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
Contenu de nos partenaires
-
Winter is comingCroissance, dette : la France perd pied
« La France est à l'arrêt », constate le ministre des Finances, Roland Lescure. Les marges de manœuvre se réduisent : il faut contenir le déficit public alors que l'activité cale et les taux s'envolent -
EditoCrise énergétique et Budget : la France à l’heure d’hiver
Après les carburants, le gaz. Une autre crise énergétique est partie pour prendre de l’ampleur. Et démontre la nécessité d’affronter la réalité budgétaire d’un pays aux abois -
Derrière les effusions, ce que contient l’accord UE-Canada (et ce qu’il ne contient pas)
Les dirigeants canadiens et européens ont dévoilé vendredi l’ébauche de leur « alliance pour le futur » à l’issue d’un sommet de deux jours à Montréal. Il reste cependant de nombreux points à négocier et de potentiels litiges à lever au cours des prochains mois