SmartAngels s’ouvre au financement obligataire participatif
SmartAngels ajoute une corde à son arc. La plate-forme de financement participatif dédiée à l’investissement au capital de start-up et PME de croissance annonce aujourd’hui son arrivée sur le segment de la dette aux entreprises. Les initiatives foisonnent en la matière depuis l’entrée en vigueur du nouveau cadre réglementaire le 1er octobre dernier.
Mais à la différence des nouveaux acteurs du «crowdlending» (Lendix, PrêtPME, Finsquare…), SmartAngels n’adopte pas le statut d’intermédiaire en financement participatif (IFP). La plate-forme, aujourd’hui dotée du statut de conseiller en investissements financiers (CIF), s’en tiendra à celui de conseiller en investissements participatifs (CIP) qu’elle entend solliciter prochainement auprès de l’Autorité des marchés financiers et de l’Orias.
Si SmartAngels échappe au statut d’IFP, qui impose un plafond de 1.000 euros par prêteur et par projet, c’est parce que la plate-forme proposera aux entreprises de procéder à des emprunts obligataires. «Nous gardons notre positionnement sur les start-up et PME de croissance. Cette offre va permettre de répondre aux besoins de certaines entreprises dont les structures de bilan ne justifient pas une augmentation de capital», indique à L’Agefi Benoît Bazzocchi, fondateur de SmartAngels et président de l’AFIP, l’Association française de l’investissement participatif.
Les premières émissions sont attendues pour le premier trimestre 2015. Dans cette phase de démarrage, elles devraient porter sur des montants compris entre 100.000 et 500.000 euros pour une maturité des titres de 3 à 5 ans. Il s’agira d’obligations classiques, le statut de CIP n’autorisant pas le recours aux obligations convertibles. L’investisseur peut espérer un rendement situé entre 6% et 12%.
«Il y a aujourd’hui une vraie demande pour des produits de taux aux particuliers. C’est une tendance internationale et on va assister à un rattrapage du marché français», estime Benoît Bazzocchi. En revanche, SmartAngels exclut de se diversifier sur des actifs dont le sous-jacent n’est pas à strictement parler une entreprise. La plate-forme écarte de ce fait le financement du secteur immobilier. Une stratégie poursuivie par certains de ses rivaux, Anaxago et Wiseed en tête.
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