Saxo Banque espère figurer parmi les trois premiers courtiers français dans trois ans
Dix ans d’existence, un nouveau directeur général… L’heure est au bilan et aux perspectives pour Saxo Banque France. La filiale française du courtier en ligne danois Saxo Bank a pour ambition de «figurer parmi les trois premiers acteurs du courtage en ligne en France d’ici trois ans», indique à L’Agefi son directeur général, Fabien Keryell, qui a succédé en janvier à Gilles Monat, aujourd’hui à la tête de la plate-forme de notation de start-up Estimeo. Le marché français des courtiers en ligne est actuellement dominé par Bourse Direct, avec quelque 3,5 millions d’ordres exécutés en 2017, par Boursorama, filiale de la Société Générale, et par Binck.fr.
Afin de les concurrencer davantage, Saxo Banque France alancédébut 2018 un prix unique de 0,085% de la valeur de l’ordre sur les actions françaises, sans montant minimum, soit «l’offre la moins chère du marché», affirme Fabien Keryell. Au-delà de ses tarifs, la société fait évoluer la gamme de ses produits. Initialement axée sur les devises, celle-ci a été progressivement étendue à d’autres classes d’actifs, comme les actions et les obligations, et sera élargie aux fonds d’ici à la fin 2018.
Toujours dans l’optique de gagner des parts de marché, Saxo Banque France, jusqu’alors focalisée sur les traders, élargit depuis la fin 2017 sa clientèle à celle des investisseurs. Particuliers ou petits institutionnels, ces derniers sont moins actifs que les traders mais ils représentent un marché plus large.
Autre innovation qui devrait voir le jour, mais «à plus long terme», la gestion sous mandat. Actuellement, les financiers et entrepreneurs clients de Saxo Banque France gèrent eux-mêmes leurs portefeuilles depuis les plates-formes de trading de la société, une autonomie que leur permet leur culture financière. Mais, faute de temps, un nombre croissant d’investisseurs souhaitent déléguer cette gestion.
Saxo Banque France dit recueillir les premiers fruits de cette stratégie de conquête. «Les six premiers mois de l’année ont été très bons en termes d’acquisition de clients et de performances financières», assure Fabien Keryell, sans pour autant fournir de chiffres précis. En tout état de cause, au bout de dix ans, la maison mère Saxo Bank, qui s’apprête à passer sous le contrôle du constructeur automobile chinois Geely, «est très satisfaite de l’implantation en France, un marché qui n’est pourtant pas le plus facile en raison d’une assez forte aversion au risque», se félicite le dirigeant.
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