Salans s’unit à deux cabinets d’avocats pour former le septième acteur mondial
Le mouvement de consolidation se poursuit dans le monde des avocats. Une semaine après l’annonce du rapprochement entre le cabinet d’origine britannique Norton Rose et l’américain Fulbright & Jaworski, une nouvelle opération transfrontière est appelée à voir le jour.
Le cabinet Salans, d’origine française, va s’unir à ses homologues anglo-américain SNR Denton et canadien FMC. L’opération, conditionnée au vote des associés fin novembre, devrait être finalisée au cours du premier trimestre 2013.
Forte de 2.500 avocats et juristes, la nouvelle entité, qui poursuivra son activité sous la marque Dentons, se positionnera au septième rang mondial. Avec 750 avocats répartis dans une vingtaine de pays (contre 1.200 chez SNR Denton et 600 chez FMC), «Salans devait faire évoluer son positionnement, étant devenu trop gros par rapport aux cabinets de niche et trop petit par rapport aux leaders mondiaux», relève François Chateau, président de Salans, qui prendra la vice-présidence du nouvel ensemble. La présidence sera assurée par Joe Andrew, qui occupe actuellement ce poste chez SNR Denton.
Outre l’effet taille, «la nouvelle entité, qui pourra s’appuyer sur 79 bureaux répartis dans 52 pays, disposera d’une meilleure couverture en termes de géographies, mais également d’expertises», indique le dirigeant, ajoutant que ce rapprochement permettra «d’attirer de nouveaux talents».
«Nous allons nous renforcer sur certains secteurs sur lesquels nous avons l’avantage, à l’image de l’énergie, la banque et l’assurance, de même que sur certaines zones, tels que le Texas ou l’Allemagne», explique François Chateau. Dans un second temps, «la couverture de zones sur lesquelles nous ne sommes pas encore implantés, à l’image de l’Australie et l’Amérique du Sud, fera l’objet de réflexions», poursuit-il.
«Si SNR Denton dégage aujourd’hui un chiffre d’affaires plus élevé (700 millions de dollars, soit 547 millions d’euros, ndlr) que les deux autres cabinets, aucun cabinet n’aura la majorité» au sein de la nouvelle entité indique François Château.
Le conseil d’administration du futur ensemble comptera 14 membres. Le chiffre d’affaires cumulé de chaque entité destinée à former Dentons s’élevait à quelque 1,4 milliard de dollars sur 2011.
Plus d'articles du même thème
-
Les investisseurs étrangers jouent contre les taux courts de la France
Face aux incertitudes budgétaires et politiques, les investisseurs étrangers, et probablement un peu les hedge funds, exacerbent la sensibilité des taux sur les Bons du Trésor français (BTF) à 6 mois. -
Apollo embarque Athora et l’Adic dans sa nouvelle machine à prêter européenne
Le gestionnaire américain lance European Credit Company, dotée de plus de 10 milliards d’euros de capacité de prêt, avec l’Adic, Athora, Norinchukin, Standard Chartered et une filiale de Temasek. -
Alphabet précède l’émission obligataire de Meta sur le marché euro
La maison mère de Google a réalisé lundi sa quatrième transaction obligataire sur le marché euro en un an et demi. Meta devrait suivre en dollar et en euro pour une transaction inaugurale sur six tranches.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
Fight, fight, fightMidterms : pourquoi rien n'arrêtera Donald Trump
Perdre le Congrès rendra-t-il le président des Etats-Unis plus faible ? Rien n’est moins sûr. Son tempérament, ses leviers et l'absence d’enjeu électoral devraient plutôt l'encourager au combat -
Voie sans issue« Ils ne tiennent plus le manche » : le budget de Sébastien Lecornu s’enfonce dans l’impasse
Avec la stagnation de l’économie française, même le délicat scénario des ordonnances ne suffira plus à réduire le déficit à 5 % du PIB en 2027, malgré 43 milliards d’efforts. Bercy mise encore sur un accord de non-censure après un 49.3 -
EditorialLFI, le mensonge au quotidien
Les émules de Donald Trump ne sont pas toujours ceux que l’on croit