Rothschild prend la tête du marché français des fusions-acquisitions

La boutique profite d’un marché national des M&A en chute libre pour devancer BNP Paribas dans le classement exclusif de L’Agefi
Fabrice Anselmi
Rothschild prend la tête du marché français des fusions-acquisitions. Photo: PHB
Rothschild prend la tête du marché français des fusions-acquisitions. Photo: PHB  - 

Alors que BNP Paribas dominait depuis 2009 le classement national des banques conseils en fusions-acquisitions (M&A) réalisé par L’Agefi, Rothschild profite cette année d’un marché en chute libre pour en prendre la tête. Du fait de délais de bouclage qui s’allongent, ce classement sur les opérations conclues bénéficiait d’une bonne période en 2011. En 2012, les grandes transactions ont été très peu nombreuses en France. Notre collecte aboutit à seulement 113 milliards d’euros de transactions, contre plus de 190 milliards en 2011 et 100 milliards en 2010.

Derrière Rothschild et BNP Paribas, également en tête du classement par montants de commissions estimés du cabinet américain Freeman Consulting, Lazard complète le podium avec une certaine avance sur un autre trio composé de Morgan Stanley, SG CIB et Barclays, toutes trois très proches (à lire dans L’Agefi Hebdo du 10 janvier).

La banque de La Défense est la seule à ne pas bénéficier de la transaction de GDF Suez sur les minoritaires d’International Power. Parmi les autres grandes opérations, toutes transfrontalières, notons celles sur Edison (EDF), CFAO (Toyota Tsusho), Carrefour Colombie (CencoSud), Mobinil (France Télécom), Veolia Water UK, etc. Le marché a été aussi animé par les grandes restructurations dans le secteur financier: Dexia, DenizBank, BIL, actifs de BNP Paribas dans l’énergie, Gan Eurocourtage, Emporiki, Geniki... «Les opérations offensives ne sont pas encore vraiment reparties», note Lionel Melka, associé-gérant de Bernheim Dreyfus & Co.

Rothschild reste le conseil le plus actif en nombre de transactions, même si «le marché a été complètement bloqué par les incertitudes fiscales», rappelle Edouard Chapellier, associé chez Linklaters. C’est bien sûr valable pour les PME avec l’impôt sur les dirigeants d’entreprises, mais le projet de loi de Finances adopté mi-décembre a aussi raboté l’exonération de l’impôt des sociétés (IS) pour les plus-values de cessions des plus grandes entreprises, la fameuse «niche Copé»: les entreprises paieront, dès l’exercice 2012, non plus 10% mais 12% d’IS sur ces plus-values, précise l’avocat.

Pas forcément de bon augure pour 2013: si les banquiers espèrent une année plus dynamique grâce à la reprise des marchés financiers, les deals annoncés en France au quatrième trimestre n’atteignent même pas 16 milliards d’euros selon Thomson Reuters, contre 28 milliards l’an dernier à la même époque !

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