RBS France prépare un nouveau plan social mais réaffirme ses ambitions
RBS France n’en a pas fini avec les restructurations. La succursale parisienne de Royal Bank of Scotland prépare un nouveau plan de sauvegarde de l’emploi. «Nous sommes en discussion pour des départs d’ici à la fin de l’année», déclare Sébastien Rozès, directeur général France, Belgique et Luxembourg. Les suppressions de postes porteront «essentiellement sur le non-core», c’est-à-dire «le leverage et project finance» (financement de LBO et de projets).
Les activités de financement de projets et de LBO, qui avaient fait la croissance de la banque en France, sont gérées en extinction depuis la quasi-nationalisation du groupe britannique en 2008. A l’époque, ces actifs jugés non stratégiques représentaient environ 1 milliard d’euros des encours des clients français. Après l’abandon de ses créances sur la Saur et l’imprimeur CPI, seuls «trois petits dossiers» posent encore problème, indique Sébastien Rozès.
«Le leverage finance est aujourd’hui centralisé à Londres et le project finance à Madrid. Cela n’a pas grand sens d’avoir ces équipes à Paris, et ces mouvements n’impactent pas notre positionnement sur nos grands clients », ajoute le responsable pays. Sans chiffrer le nombre de postes menacés, il indique employer moins de 200 personnes en France. «Au moment de sa fusion avec ABN-Amro (en 2007, ndlr), la banque en comptait plus de 400, rappelle un bon connaisseur du dossier. RBS pourrait laisser partir une quarantaine de collaborateurs et viser un effectif de 120 personnes, suffisant pour une BFI étrangère qui n’est pas présente dans tous les métiers».
Si le groupe s’est désengagé des fusions-acquisitions et des marchés actions, «nous restons une grande banque de financement et de gestion des risques via des produits de taux, de devises, de structure de bilan», affirme Sébastien Rozès. Outre les corporates et institutions financières, il pourrait s’intéresser de nouveau aux fonds de private equity l’an prochain: «on ne s’interdit pas de travailler avec des financial sponsors pour entrer dans des opérations à effet de levier» modéré, notamment sur des sociétés «qui pourraient devenir des clients de RBS».
La banque met aussi en avant son offre de gestion des flux, héritée du réseau mondial d’ABN Amro. Elle propose toute une palette de services, des solutions de paiement à la gestion de créances, mais avait vendu en 2010 ses activités françaises d’affacturage à General Electric.
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