Prêt d’Union scelle un partenariat de distribution avec Generali
Quand un agitateur de la «fintech» rencontre un mastodonte de l’assurance vie. La plate-forme de crédit entre particuliers Prêt d’Union vient de signer un partenariat de distribution avec Generali. Les quelque 2.000 conseillers en gestion de patrimoine indépendants actifs et adhérents à la plate-forme du groupe pourront vendre à leur clientèle les fonds de Prêt d’Union. Le réseau de CGPI, très dynamique en assurance vie (1 milliard d’euros d’affaires nouvelles à la fin de l’année), va ainsi pouvoir enrichir sa gamme d’un placement de diversification.
«Nous avons été séduits par le concept différenciant de Prêt d’Union qui correspond bien aux attentes de notre réseau de CGPI, en quête de produits innovants avec des rendements attractifs et des valeurs éthiques», explique Sonia Fendler, membre du comité exécutif de Generali France, en charge de la clientèle patrimoniale. Dans le cadre de son repositionnement stratégique, Generali France cible notamment cette clientèle dite affluent. «On pourrait imaginer un déploiement de l’offre de Prêt d’Union au niveau des agents généraux et des réseaux salariés, mais ceux-ci vendent surtout de l’assurance IARD et de la protection sociale», ajoute Sonia Fendler.
Les performances historiques des quatre fonds de Prêt d’Union se situent entre 4% et 6% bruts par an. «Initialement, on s’adressait surtout à des investisseurs privés du type ‘boursicoteurs’ ou patrimoniaux (catégorisés comme ‘professionnels’, ndlr). On s’est ensuite ouvert aux fondations, aux ‘family offices’ et aux CGP. Ces derniers ont apprécié nos produits», rappelle Charles Egly, président du directoire de Prêt d’Union.
La plate-forme n’en est donc pas à son premier accord avec l’univers des CGPI. Il y a tout juste un peu plus d’un an, Prêt d’Union a signé un partenariat avec le groupement Infinitis. «Sur les douze à dix-huit derniers mois, entre 50 et 100 CGP ont drainé une collecte de 6 à 10 millions d’euros», estime Charles Egly. Cette nouvelle alliance avec une marque prestigieuse lui donne une toute autre ambition, avec un volume attendu entre 50 et 100 millions d’euros à horizon 18 mois.
Depuis son lancement commercial il y a trois ans, la plate-forme a collecté près de 120 millions d’euros, dont 60 millions en 2014. «La moitié de la collecte provient désormais de réinvestissements», se félicite Charles Egly. Conclu initialement pour une durée d’un an, le partenariat avec Generali sera reconductible d’année en année.
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