Permira réajuste sa stratégie après l'échec de la cession de Birds Eye Iglo
La société de private equity cèderait Valentino pour 600 millions d’euros, et prévoit un «dividend recap» de 500 millions dans Birds Eye Iglo
Publié le
Patrick Aussannaire
Permira est sur tous les fronts. La famille royale du Qatar serait en négociations avancées avec la société de private equity pour racheter la marque italienne de luxe Valentino Fashion Group pour un montant compris entre 550 et 600 millions d’euros, selon des sources concordantes. Le directeur général de la marque, Stefano Sassi, a fait savoir hier dans un mail que «Valentino a suscité un intérêt croissant de la part de plusieurs achateurs potentiels». Permira avait acquis Valentino en 2007, avec la marque cotée allemande Hugo Boss, pour un montant total de 3,4 milliards d’euros, avec un levier d’endettement sur l’opération de 2,3 milliards. Les deux sociétés sont regroupées sous le groupe Red & Black, contrôlée par Permira.
La transaction avec le Qatar, qui pourrait être officialisée dès cette semaine, comprendrait Valentino mais pas Hugo Boss, qui resterait ainsi sous le contrôle de Permira. Le départ du fondateur de la maison de mode italienne, Valentino Garavani, a compliqué la gestion de la marque qui ne contribue qu’à hauteur de 20% dans les résultats de Red & Black. Valentino a dégagé un chiffre d’affaires de 322,4 millions d’euros l’année dernière, en hausse de 20% sur un an, et un excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 22,2 millions.
Cette vente permettra de compenser les déboires que rencontre Permira dans la cession de Birds Eye Iglo. Après l’échec des négociations avec ses rivaux Blackstone et BC Partners, la société de private equity songerait à un «dividend recap» de 500 millions d’euros de la société de produits congelés acquise auprès d’Unilever en 2006 pour 1,7 milliard d’euros, selon le Financial Times qui ne cite pas ses sources. Une opération qui ferait passer la dette de la société de 4,2 fois son Ebitda (de 325,8 millions en 2011) à 5,5 fois son Ebitda, soit près de 2 milliards d’euros.
Une majorité des fonds levés seront distribués aux actionnaires pour compenser l’échec de la cession de Birds Eye Iglo dont Permira espérait tirer 2,8 à 3 milliards d’euros. Le solde sera consacré aux opérations de croissance interne et externe, et pourrait même comprendre le rachat de certaines activités de Findus, actuellement détenu par Lion Capital qui cherche à le céder à ses créanciers junior. En 2010, Iglo a racheté les activités italiennes de Findus pour 800 millions d’euros, dont 500 millions de dette et 300 millions en titres fournis par Permira.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable