Pas de relâchement budgétaire possible, estime la Cour des comptes
Le report de deux ans de l’obligation de réduire le déficit de la France à 3% du PIB n’autorise aucun relâchement de l’effort prévu pour 2014 et 2015, surtout sur les dépenses, estime la Cour des comptes. L’atonie de la croissance économique risque de placer le déficit public aux alentours de 4% fin 2013 au lieu du 3,7% prévu, ajoute-t-elle dans un rapport annuel publié jeudi. Réduire le déficit à 3% du PIB fin 2015, suppose de maîtriser fortement les rémunérations dans la fonction publique et de prendre d’amples mesures d'économies pour les comptes sociaux. Ceci suppose de dégager des économies d’environ 13 milliards d’euros en 2014 et 15 milliards en 2015, en «mettant à contribution l’ensemble des administrations publiques.» Mais «des économies sur les dépenses d’intervention, c’est-à -dire les subventions et les prestations sociales sont également d’autant plus essentielles qu’elles représentent plus de la moitié de la dépense publique et qu’elles ont été peu concernées par les mesures prises jusqu’ici», a expliqué le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, aux députés. Des revalorisations inférieures à l’inflation pourraient concerner les pensions de retraite, les prestations familiales et les aides au logement. Les collectivités locales doivent participer à l’effort, d’autant que leurs dépenses ont fortement augmenté.
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