Paris Orléans engrange les plus-values et les mandats de conseil
Plus-values de cessions et vigueur des opérations de fusions et acquisitions nourrissent la croissance de Paris Orléans. La holding cotée de David de Rothschild a publié hier soir après la clôture de la Bourse des revenus en hausse de 18% sur un an au troisième trimestre de son exercice 2014-2015, à 379 millions d’euros, et de 29% sur les neuf mois arrêtés au 31 décembre, à 1,05 milliard.
La bonne tenue du M&A, mais aussi les 23 mandats gagnés en tant que conseil en introduction en Bourse sur les neuf mois de l’exercice ont porté à 663 millions d’euros les revenus du conseil, en hausse d’un tiers en un an. «Les conditions d’une activité soutenue en M&A en Europe et aux Etats-Unis sont réunies depuis plusieurs mois, avec des coûts de financement très favorables, ce qui nous rend confiants pour le trimestre en cours», confie Olivier Pécoux, codirecteur exécutif de Paris Orléans.
Le métier de merchant banking, lui, profite du montant élevé de cessions (près de 200 millions d’euros) et de plus-values dans le capital investissement: 84,4 millions en neuf mois, contre 17 millions un an plus tôt. La performance sera sans doute difficile à renouveler en 2015-2016. Rothschild s’apprête à boucler d’ici à la fin du mois le premier closing de son fonds Five Arrows Principal Investments II, successeur du véhicule de 583 millions d’euros levé en 2010. FAPI II investira, comme son prédécesseur, au capital des entreprises européennes de taille moyenne. Il vise une taille supérieure à 600 millions, et le premier closing portera sur au moins la moitié de l’objectif.
L’activité de banque privée et gestion d’actifs affiche en comparaison des performances plus modestes, avec une stabilité des revenus au troisième trimestre et une progression annuelle de 5% pour les neuf premiers mois, à 242 millions. Cette hausse est liée à celle des encours, passés de 41,2 à 47,8 milliards en un an à fin décembre. Entre avril et décembre, la collecte nette s’est élevée à 2,6 milliards d’euros, pour un effet marché positif de 2,9 milliards.
«Les récents changement de politique monétaire en Suisse auront un effet légèrement négatif sur les bénéfices du groupe», prévient Paris Orléans. «La hausse du franc suisse a un impact assez peu significatif sur notre banque privée en Suisse, précise Olivier Pécoux. Au niveau du groupe, les effets de change sont plutôt favorables grâce à l’appréciation du dollar et de la livre face à l’euro.»
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