Oséo accroît son refinancement sur les marchés
Oséo profite de la faiblesse des taux pour se financer à bon compte sur les marchés. La banque publique des PME a réalisé la semaine dernière sa troisième émission obligataire, levant 1,25 milliard d’euros à 10 ans. Un placement réalisé à un coupon faible de 2,375% et à un spread de 23 points de base au-dessus de l’emprunt d’Etat de référence. Les non-résidents ont représenté 20% des ordres, le triple de la précédente émission.
«L’usage veut qu’Oséo se refinance pour moitié environ sur les marchés et pour moitié grâce aux ressources du Livret de développement durable centralisées par la Caisse des dépôts, explique François Drouin, PDG du groupe. Ces derniers mois, nous avons tiré davantage de ressources des marchés pour bénéficier de taux bas que nous répercutons auprès des entreprises».
La banque publique avait déjà levé 900 millions d’euros en mai à 5 ans, avec un coupon de 2%. Sur 3 à 4 milliards de besoins estimés pour 2012, elle a donc trouvé 2,15 milliards sur le marché obligataire. S’y ajoutent environ 600 millions d’euros levés à travers des placements privés, ressource traditionnelle du groupe à moyen et long terme.
Notée Aaa par Moody’s, Oséo a mis en place l’an dernier un programme EMTN (euro medium-term note), arrangé par HSBC avec BNP Paribas, CA CIB et Natixis, pour un montant maximum de 8 milliards d’euros. La première émission inaugurale, à 10 ans, d’un milliard d’euros, a eu lieu en septembre 2011. Après les deux opérations de 2012, la prochaine transaction n’interviendra pas avant 2013. Le fait qu’Oséo soit devenue une signature sur le marché depuis un an lui a aussi permis de gagner en crédibilité auprès des souscripteurs des placements privés, qu’elle réalise aussi dans la foulée de ces émissions publiques.
La création de la Banque publique d’investissement, dont Oséo va devenir l’un des piliers aux côtés de CDC Entreprise et du Fonds stratégique d’investissement, ne devrait pas changer la donne. «Nous continuerons à émettre sur le marché obligataire. Ce sera l’une des forces de la BPI que de pouvoir compter sur les ressources levées par ses différentes composantes», souligne François Drouin.
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