Omnes fait feu de tout bois dans les levées de fonds
Dix-huit mois après sa prise d’indépendance à l’égard de Crédit Agricole SA, Omnes Capital part lever des fonds. La tâche n’est pas mince: avec cinq principaux métiers (venture, capdev/LBO small et midcap, mezzanine, énergies renouvelables et co-investissement), la société de gestion a plusieurs fers au feu. «Nous souhaitons pousser les métiers où Omnes Capital est numéro un ou deux en France, comme le venture, le LBO et les énergies renouvelables, et réfléchir là où notre présence sur le podium est plus hypothétique», explique Fabien Prévost, son président.
Omnes commercialise la prochaine génération de ses fonds de LBO. Pour le véhicule midcap Croissance 4, le gérant compte lever 180 millions d’euros, avec une limite maximale de 220 millions. Il a déjà reçu 100 millions d’engagements, dont70 millions de CASA, conformément à l’accord signé en mars 2012. Predica, filiale d’assurance de la banque verte, devrait suivre, tandis que CNP affiche une volonté forte. Pour toucher les investisseurs internationaux, Omnes a recours aux conseils d’Athos Partners.
Plus modeste, le fonds small cap se compose de deux FCPR, d’un total de 100 millions (limité à 120). Au départ, cette activité était gérée pour le seul compte de LCL. Pour ce deuxième millésime, une poche sera destinée à LCL, tandis que l’autre véhicule sera surtout ouvert à ses clients de banque privée.
Omnes est ambitieux dans les énergies renouvelables: il structure un fonds de 300 millions d’euros pour le compte d’un institutionnel européen, destiné aux actifs existants en Europe de l’Ouest.
Le gérant veut développer enfin une offre de fonds de co-investissement: l’objectif est de proposer aux gérants avec lesquels l’institutionnel est déjà en relation d’investir dans les entreprises à leurs côtés. Un modèle déjà expérimenté avec Predica.
En revanche, «la question se pose pour la mezzanine, indique Fabien Prévost.Avec la baisse des taux d’intérêts, les gérants equity visent plutôt un rendement de 15%, comme les fonds mezzanine. On peut dès lors se demander s’il existe vraiment un besoin entre les fonds propres et la dette bancaire. En outre, des acteurs internationaux cherchent à se substituer aux banques – via les opérations sponsorless ou unitranche – tandis que d’autres opérations se placent directement sur le marché. Nous lèverons probablement Mezzanis 3, mais reste à savoir sous quelle forme. En tout cas la collecte ne devrait pas intervenir avant un an»
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